‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 107 sur 267 · SOMBRE DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

SOMBRE DÉCEMBRE

Je te sahie encore une fois, sombre Déceinbrel Je te salue encore une fois avec chagrin et souci ;

Triste fut la séparation dont tu me fais souvenir,

Ma séparation d'avec Nancy, oh 1 pour ne plus la revoir.

La séparation des tendres amants est un plaisir doux et pénible , L'espoir luit mollement sur l'heure du départ ;

Mais l'aifreuse émotion d un adieu pour toujours ,

Est une. angoisse sans mélange et une franche agonie.

Furieuse comme l'hiver qui ravage à présent la forêt ,

Jusqu'à ce que la dernière feuille de l'été se soit envolée. Telle est la tempête qui a ébranlé mon sein

Depuis que ma dernière espérance et ma dernière consolation

'm'ont ([uifté.' Toujours quand je te saluerai , sombre Décembre ,

Toujours je te saluerai avec chagrin et souci , Car triste fut la séparation dont tu me fais souvenir,

Ma séparation d'avec Nancy, ohl pour ne plus la revoir 1

Anna, tes charmes enflamment mon sein,

Et consument mon cœur de soucis :

Mais:^ ahl combien il est inutile d admirer

Quand le suit défend desitérer !

Pourtant en ta présence , aimable belle I

L'espoir peut être pardonné; Car certes il serait impie de désespérer

Etant si fort en vue du ciel.

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