‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 131 sur 267 · SUR LES MERS ET BIEN LOIN · texte numérisé non relu

SUR LES MERS ET BIEN LOIN

Comment mon pauvre cœur peut-il être gai.

Quand mon cher marin est absent?

Comment puis-je supporter l'idée

Qu'il est sur les mers à la rencontre de l'ennemi '.'

J'ai beau errer, j'ai beau courir,

Toujours mon cœur est avec mon amour ;

Rêves de nuit et pensées de jour

Sont avec celui qui est bien loin.

CHOEUR

Sur les mers et bien loin ,

Sur les mers orageuses et bien loin ;

Rêves de nuit et pensées de jour

Sont toujours avec celui qui est bien loin.

Quand l'été, à midi, je languis.

Tandis que les troupeaux fatigués sont haletants autour de moi , Peut-être par ce soleil dévorant Mon marin fait tonner son fusil :

Balles , épargnez ma seule joie !

Balles , épargnez mon garçon chéri 1 Destin , fais de moi ce que tu veux , Mais épargne celui qui est bien loin.

Sur les mers, etc.

A minuit , par un ciel sans étoiles , Quand l'hiver règne en maître absolu, Tandis que les tempêtes ravagent la forêt , Et que le tonnerre déchire 1 air qui hurle, Attentive au rugissement redoublé Qui s'enfle sur les rochers du rivage , Tout ce ([ue je puis — c'est de jjleurer et de i rier Pour le bonheur de celui ((ui est bien loin. Sur les mers, etc.

POESIES DE ULliNS. l'JiJ

Paix, étends ton rameau dolivior, Et ordonne à la Guerre farouche do cesser son rdvai;e ; A riionnne, de venir au-devant de l'honniie son frère, Et de le saluer en frère, affectueusement : Alors puisse le ciel de brises prospères Remplir les voiles bienvenues de mon marin , Et conduire dans mes bras celui (ju'elles ont en garde, Mon cher garçon , qui est bien loin 1 Sur les mers, etc.

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