‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 142 sur 267 · SUR LA MALADIE DE CHLORIS · texte numérisé non relu

SUR LA MALADIE DE CHLORIS

CIIŒLR.

Longue, longue est la nuit.

Triste arrive le lendemain , Tandis que la joie de mon âme

Est sur son lit de douleur.

Puis-je cesser de m'inquiéter?

Puis-je cesser de languir.

Quand ma chère belle

Est sur sa couche d'angoisse?

Longue, etc.

Tout espoir s'est enfui ,

Toute crainte est terreur :

Je redoute même le sommeil ,

Tout rêve est horreur.

Longue, etc.

Ecoutez-moi , puissances divines 1

Oh 1 par pitié écoutez-moi 1 Prenez-moi tout le reste,

Mais, ma Chloris, conservez-la moi !

Longue, etc.

206 POÉSIES DE BUKNS.

LE JEUNE MONTAGNARD ERRANT i.

Les vents glacés soufflent avec violence ,

La neige couvre les montagnes »

L'hiver aussi de moi s'empare ,

Depuis que mon jeune montagnard errant

Porte ses pas au loin de pays en pays. N'importe où il aille, n'importe où il s'égare.

Puisse le ciel être son gardien , Et le ramener en sûreté à la jolie Strathspcy

Et au beau château de Gordon 1

Les arbres qui maintenant gémissent dépouillés,

Seront bientôt couverts de feuilles ; Les petits oiseaux qui soupirent épuisés

Chanteront tous joyeusement ,

Et toutes les fleurs pousseront.

Ainsi je me réjouirai tout le jour,

Quand, près de son puissant gardien, Mon jeune montagnard sera de retour à la jolie Strathspey

Et au beau château de Gordon.

Louis, ({u'est-ce que je me soucie de toi,

Ou de Geordie sur son Océan?

Vous n'êtes que des banqueroutiers et des va-nu-pieds pour moi

Je règne dans le cœur de Jeannie.

Qu'elle couronne mon amour qui est sa loi,

Que dans son sein elle m'élève un trône : Rois et nations, retirez-vous;

Mendiants effrontés , je vous renie.

LXXIT.

Regardez tout ce faste de la mode dispendieuse, Autour (]c la fiancée opulente et titrée ,

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