‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 143 sur 267 · Le prince Chailes-Edouanl · texte numérisé non relu

Le prince Chailes-Edouanl

Mais comparé à la passion réelle,

Pauvre est tout cet orgueil princier.

Que sont ces somptueux trésors ?

Que sont ces plaisirs bruyants?

La vive et éblouissante splendeur de la vanité et de lart.

L'éclat du joyau poli

Peut attirer le regard surpris,

Et les brillantes grandeurs de la cour

Peuvent charmer T imagination, Mais jamais , jamais elles ne sauraient arriver jusqu'au cœur.

Mais si vous aviez vu ma chère Chloris

Dans sa simple parure ; Charmante comme la jolie tleur entrouverte là-bas,

Qui se referme à 1" aspect du jour 1

Oh 1 alors donnant l'alarme au cœur,

Et charmant tout sans résistance.

Dans les liens délicieux de l'amour elle enchaîne lame soumise !

L'Ambition renoncerait

A la couronne impériale du monde ;

Même lAvarice renierait

Sa divinité adorée, Et sentirait dans chaque veine courir les transports de l'amoiu'.

Songeant à la mer rugissante

Qui me sépare de mon amour :

Fatiguant le ciel de ma prière fervente

Pour son bonheur, n'importe où il soit.

Tour à tour ballottée de la crainte à lespoir.

Cédant tard à la loi de la nature , A voix basse des Esprits . entourant mon oreilli

Me parlent de celui qui est au loin.

Vous que le chagrin na jamais blessés , Vous qui n'avez jamais versé une larme ,

Exempts de soucis, environnés de joie, Le jour pompeux vous est cher.

Aimable Nuit, favorise-moi ;

Doux Sommeil, tire le rideau ; Esprits bienveillants, revenez vers moi,

Parlez-moi de celui {[ni est au loin.

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