LE CHIEN DE PAPA QUE J AI LA
Oh ! qui m'achètera mes braies d'enfant ? Qui fera attention à moi quand je crierai ? Qui me baisera quand je serai couché ? Le chien de papa que j'ai là ! —
Qui avouera qu'il a fait la faute?
Qui m'achètera ma drèche ferment ée?
Qui m'apprendra à la nommer?
Le chien de papa que j'ai là 1 —
Quand je monterai sur la chaise basse , Qui s'asseoira là à coté de moi?
Donnez-moi Rob, je n'en deinande pas d'autre; Le chien de papa cjue j'ai là ! —
Qui causera avec moi quand je serai seul ? Qui me rendra tout joyeux ? Qui me baisera et me rebaisera?
Le chien de papa cpie j'ai là ! —
GXIV.
Oh! sifflez, et je viendrai à vous, mon garçon; Oh! sifflez, et je viendrai à vous, mon garçon; Quand père et mère et tous en devraient enrager, Oh ! sifflez, et je viendrai à vous, mon garçon.
Mais faites bien attention quand vous venez me faire la cour, Et ne venez que si la porte de derrière est entr' ouverte; Alors montez par-dessus la barrière, et que personne ne vous voie, Et venez comme si vous ne veniez pas pour moi. Et venez , etc.
Oh I sifflez, etc.
A l'église ou au marché toutes les fois que vous me rencontrerez. Passez comme si vous ne vous souciiez pas plus de moi que dune Mais lancez-moi une œillade de votre bel a-il noir. 'mouche;] Cependant regardez comme si vous ne me regardiez pas. (Cependant regardez, etc.
Oh ! sifflez . etc.
Jurez et protestez toujours que vous ne vous souciez pas de moi, Et parfois vous pouvez déprécier un peu ma beauté ; Mais ne faites pas la cour à une autre, quand ce serait par plai- De peur qu'elle ne me dérobe votre affection. [santene,]
De peur, etc.
Oh! sifflez, etc.
Oh 1 Willie brassa un picotin de drèche. Et Rob et Allan vinrent le voir ;
Trois cœurs plus gais, cette longue nuit, >'e se trouvaient pas dans la chrétienté.
ciircrR.
Nous ne sommes point ivres, nous ne sommes point ivres,
Simplement une petite goutte dans lœil; Le coq peut chanter, le jour peut paraître.
Toujours nous dégusterons le jus de lorge.
Nous sommes ici trois joyeux garçons ,
Trois joyeux garçons nous sommes, je pense,
Et nous avons été joyeux bien des nuits, Et nous espérons l'être beaucoup d'autres. Nous ne sommes point ivres, etc.
C'est la lune, je reconnais sa corne,
Qui luit si haut dans le ciel :
Elle ne jette tant d'éclat que pour nous attirer au logis;
Mais, par ma foi', elle attendra un peu. Nous ne sommes point ivres, etc.
Le premier qui se lèvera pour partir
Est un gueux de poltron, de cocu 1 Celui qui tombera le dernier de sa chaise
Est le roi entre nous trois 1
Nous ne sommes point ivres, etc.
'^'tO POÉSIES DE BURNS.