‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 166 sur 267 · J'AIME MA JEANNE · texte numérisé non relu

J'AIME MA JEANNE

Entre tous les points doù le vent souffle,

Je préfère beaucoup l'ouest; Car là demeure la jolie fille ,

La fille que j'aime le mieux :

Là croissent des bois sauvages, et roulent des rivières,'

Et plus dune montagne est entre nous ; Mais jour et nuit le vol de ma pensée

Me ramène auprès de ma Jeanne.

Je la vois dans les fleurs couvertes de rosée,

Je la vois belle et suave :

Je l'entends dans les oiseaux mélodieux ,

Je l'entends charmer l'air :

Il n'est pas une jolie fleur qui pousse

Près d'une source, dans un bois ou un pré; 11 n'est pas un bel oiseau qui chante

Qui ne me rappelle ma Jeanne.

Oh', ouvre la porte, montre quoique pitié,

Ohl ouvre-moi la porte, oh!

Quoi(iue tu aies été fausse, je serai toujours vrai ,

Oh '. ouvre-moi la porte , oh 1

Froid est le vent sur une joue pâle,

Mais jtlus froid ton amour pour moi , oh 1 La gelée qui glace la vie dans mon ccjpur.

N'est rien près des douleurs que tu me causes, oh 1

La lune blême se couche dc^rrièrc la vague blanche ,

Et le temps disparait pour moi , oh !

Faux amis, fausse amante, adieu ! car désormais

Je ne tourmenterai plus eux ni toi, oh 1

Elle a ouvert la porte, elle la ouverte toute grande;

Elle voit son pâle cadavre sur la plaine , oh 1 Mon tendre amour 1 s'ccri«î-t-elle, (>t elle tombe à côté de lui

Pour ne plus se relever, oh 1

POESIES DE BL'ILNS. iii

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