‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 177 sur 267 · CHANSON DE CHASSE · texte numérisé non relu

CHANSON DE CHASSE

La bruyère fleurissait, les prés étaient fauchés,

Nos garçons partirent pour la chasse un jour à l'aurore,

A travers landes et marais , à travers mainte vallée ; EnHn ils découvrirent une belle poule de bruyère.

Je vous conseille de prendre garde à la chasse, jeunes gens, Je vous conseille de prendre garde à la chasse, jeunes gens ; Tirez les uns au vol, et les autres au départ, Mais approchez tout doucement d'une belle poule de bruyère.

Balayant légèrement la rosée des fleurs brunes de la bruyère , Ses couleurs la trahirent sur les mousses du champ ; L'éclat de son plumage olTaçait celui du printemps , Et comme elle folâtrait gaiement de l'aile 1 Je vous conseille, etc.

Le vieux Phébus lui-même, qui regardait par-dessus la montagne, De dépit contre son plumage , essaya de quoi il était capable ; Il pointa ses rayons sur la hauteur où elle se chauffait — Ses rayons furent éclipsés, et ne servirent qu'à indiciuer où elle Je vous conseille, etc. [était.]

Ils chassèrent dans la vallée, ils chassèrent sur la montagne. Nos plus habiles garçons avec toute leur habileté ; Mais toujours lorsqu'elle était le mieux en vue, Brrr ! la voilà partie, faisant un mille dune traite. Je vous conseille, etc.

Page 1