‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 178 sur 267 · LA BRUME INDOLENTE · texte numérisé non relu

LA BRUME INDOLENTE

La brume indolente pend du sommet de la montagne ,

Cachant la course du ruisseau qui serpente dans l'ombre ;

Combien ces sites si animés naguère, paraissent languissants,

Lorsque l'automne cède à l'hiver la pâle année I

Les forêts sont sans feuilles, les prés sont bruns.

Et toute la gaie coquetterie de l'été est enfuie :

Laissez-moi errer à part, laissez-moi songer à part.

Avec quelle vitesse le temps vole, avec quelle àpreté le sort pour-

Combien j'ai vécu, mais combien j'ai vécu en vain ; [suit-]

Quel étroit espace de vie il peut me rester ;

Quels aspects le vieux tenifis a altérés dans sa marche ;

Quels liens le sort cruel a rompus dans mon sein.

Que de folies, si ce n'est pis, jusqu'à ce qu'on soit au sommet !

i>o4 POÉSIES DE BURNS.

Et en bas, que de faiblesse, que de ténèbres, que de souffrances 1 Cette vie avec tout ce qu'elle peut donner ne vaut pas la peine de

[vivre;] Si l'homme pauvre vit, certainement, c'est pour quelque chose au

[delà.]

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