‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 179 sur 267 · L AIMABLE FILLE D INVERNESS · texte numérisé non relu

L AIMABLE FILLE D INVERNESS

L'aimable fille d'Inverness,

Elle ne peut goûter ni joie ni plaisir ; Car soir et matin elle crie , hélas 1

Et toujours la larme salée aveugle ses yeux : Lande de Drumossie-, jour de Drumossie,

Ce fut un jour de deuil pour moi ; Car j'y perdis mon père chéri.

Mon père chéri et trois frères.

La terre sanglante est leur linceul.

Leurs tombes se couvrent de verdure; Et près deux gît le plus cher garçon

Qui ait jamais réjoui l'œil d'une femme ! Malheur à toi , cruel lord ,

Je te tiens pour un homme sanguinaire . Car tu as fait souffrir plus d'un cœur

Qui n'a jamais fait de mal ni aux tiens, ni à toi.

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