‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 197 sur 267 · A MARY · texte numérisé non relu

A MARY

Voulez-vous aller aux Indes, ma Mary, Et quitter la rive de la vieille Ecosse ?

Voulez-vous aller aux Indes, ma Mary, A travers le rugissement de l'Atlantique?

Ohl suaves croissent le limon et l'orange,

Et le fruit de l'ananas f Mais tous les charmes des Indes

Ne sauraient égaler les tiens.

J'ai juré par les cieux à ma Mary, J'ai juré par les cieux d'être sincère;

Et ainsi puissent les cieux m'oublier, Quand j'oublierai mon serment !

Oh î engagez-moi votre foi , ma Mary.

Et engagez-moi votre main blanche comme un lis; Oh 1 engagez-moi votre foi, ma Mary,

Avant que je ciuitte la grève de l'Ecosse.

Nous nous sommes donné notre parole , ma Mary, D'être unis par une affection mutuelle;

Et maudite soit la cause de notre séparation, Maudits soient l'heure et le moment 1

Veux-tu être ma chérie?

Quand le chagrin torturera ton tendre cœur,

Veux-tu me laisser un peu t" égayer?

Par le trésor de mon àme ,

C'est là l'amour que je te porte 1

Je fais vœu et serment que toi seule

A jamais seras ma chérie;

Toi seule, j'en fais vœu et serment,

Seras à jamais ma chérie.

Chère belle, dis que tu m'aimes;

Ou , si tu ne veux pas être à moi ,

Ne dis pas que tu me refuseras :

Si cela ne doit pas, si cela ne peut pas être.

Que tu veuilles de moi pour amant ;

Laisse-moi , chère belle , mourir [)romptement

Dans la confiance que tu m'aimes;

Chère belle , laisse-moi mourir promptcment

Dans la confiance que tu m'aimes.

LA MONTAGNARDE MAUV.

0 vous, collines, coteaux et ruisseaux, qui entourez Le château de Montgoniery,

Verts soient vus bois , et belles vos fleurs !

Que vos eaux ne soient jamais fangeuses 1 Que là létc commence à déployer ses robes,

Et qu'il s'y attarde le plus long-temps 1 Car là j'ai reçu le dernier adieu

De ma charmante montagnarde Mar}\

Avec, quel charme fleurissait le gai bouton vert,

Qu'elle était riche, la fleur de l'aubépine, Lorsque sous leur ombrage odorant ,

Je la serrai contre mon sein 1 Les heures d'or, aux ailes d'ange ,

Volaient sur moi et ma chérie ; Car chère à moi, comme la lumière et la vie,

Etait ma charmante montagnarde Mary.

Après maint serment, et étroit embrassement ,

Notre séparation fut bien tendre , Et, promettant de nous revoir souvent,

Nous nous arrachâmes l'un de l'autre ; Mais ô gelée précoce de la cruelle mort,

Qui a brillé ma fleur si vite !

Maintenant vert est le gazon, et froide est la terre

Qui enveloppe ma montagnarde Mary 1

Ohl pâles, pâles sont maintenant ces lèvres de rose

Que j'ai souvent baisées si passionnément 1 Et fermé pour toujours est le regard étincelant

Qui s'arrêtait si bienveillant sur moi 1 Et maintenant tombe en poussière silencieuse

Ce cœur qui m'aimait si tendrement 1 Mais toujours au fond de mon sein

Vivra ma montagnarde Marv !

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