‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 198 sur 267 · LES BORDS DU DOON · texte numérisé non relu

LES BORDS DU DOON

0 collines et coteaux du beau Doon,

Comment pouvez-vous fleurir si frais et si charmants ! Comment pouvez-vous chanter, petits oiseaux ,

Quand moi je suis si épuisée , si pleine de soucis ! Tu briseras mon cœur, oiseau gazouillant

Qui folâtres dans l'épine fleurie :

Tu mo rappelles des joies parties, Parties pour ne jamais revenir.

Souvent j'ai erré près du beau Doon,

Pour voir la rose et le chèvrefeuille s'entrelacer Et chaque oiseau chantait son amour.

Et moi aussi je chantais tendrement le mien : Le cœur léger, je cueillis une rose

Si jolie sur son arbre épineux ; Et mon perfide amant me vola ma rose,

Mais, hélas', il me laissa l'épine.

GLXXVI.

Page 1