‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 241 sur 267 · LIBERTÉ · texte numérisé non relu

LIBERTÉ

FRAGMENT

Vers toi, Galédonie, au milieu de tes sauvages bruyères. Vers toi, célèbre pour tes exploits belliqueux et tes chants sacrés,

Vers toi je me tourne avpc des yeux inondés de larmes. Où s'est envolé cet esprit de Liberté ? Enseveli avec tes grands morts 1

Sous le gazon sanctifié où gît Wallace 1 Ne l'entends pas, Wallace, dans ton lit de mort !

Vents babillards , passez en silence ,

Ne troublez pas le sommeil de ce héros,

Et ne faites point respirer en secret le poltron.

Est-ce là cette puissance qui, dans la guerre de la Liberté,

Avait coutume de déchaîner les fureurs de la bataille? Vois cet œil qui lan(;ait une haine immortelle,

Rabaissant les airs orgueilleux du despote ; Ce bras qui , portant les foudres du destin ,

Bravait la plus intrépide audace de l'usurpation ! L'un, plongé dans les ténèbres, comme l'étoile qui s'éteint; Et l'autre, le bras paralysé de l'âge infirme et chancelant.

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