‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 245 sur 267 · EN LUI ENVOYANT LA « PRIÈRE DE SAINT WILLIE » QU IL AVAIT DEMANDÉE · texte numérisé non relu

EN LUI ENVOYANT LA « PRIÈRE DE SAINT WILLIE » QU IL AVAIT DEMANDÉE

17 septembre 1785.

Tandis que les tondeurs se baissent derrière le tas de gerbes Pour éviter la rude et violente ondée, Ou courent en désordre dans les champs

Pour passer le temps , Pour vous je consacre cette heure

A d'oiseuses rimes.

Ma muse, fatiguée d'avoir fait maint sonnet Sur la robe, le rabat et le sage bonnet noir, Maintenant que la chose est faite , a grand'peur

Qu'ils ne la blâment, Et ne lancent sur elle leurs foudres saintes

Et leur anathème.

J'avoue que c'était téméraire et assez intrépide

A moi, simple barde campagnard,

De m'attaquer à une bande si vigoureuse

Qui , si elle me connaissait , Pouvait aisément, et d'un seul mot,

Lâcher l'enfer sur moi.

Mais j'enrage de leurs grimaces, [grâce,]

De leurs soupirs, de leur hypocrisie, de leurs faces si ficres de la De leurs prières de trois lieues, et de leurs grâces dune demie ,

De leur conscience élastique Eux que la gloutonnerie, 1 esprit vindicatif et l'orgueil déshonorent

Plus que leur sottise.

Voici Gawn^, qu'ils ont appelé pis que brute;

11 a plus d'honneur dans son sein

Que bien des vingtaines de gens valant le prêtre

Qui l'a injurié de la sorte.

Un barde ne peut-il pas suivre dans ses plaisanteries

L'exemple qu'ils ont donné?

Voyez-le, l'ami du malheureux d;ins le besoin. Le vrai gentleman de parole et de fait :

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