‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 247 sur 267 · MAUCHLINE EN LUI RECOMMANDANT UN JEUNE GARÇON · texte numérisé non relu

MAUCHLINE EN LUI RECOMMANDANT UN JEUNE GARÇON

Mosgaville , 3 mai 1786.

Je regarde, monsieur, comme un devoir impérieux De vous avertir que maître Tootie,

Autrement dit, laird Mac-Gaun, Etait sur le point de prendre à son service le gar(;on Dont vous avez parlé l'autre jour,

Et l'aurait fait sur-le-champ.

N'était qu'il a appris les tours de l'enfant , Dont, ma foi, je le soupçonne fort , Comme d'avoir gratté les mar([ues de la vieille vache

Et d'avoir dit là-dessus des mensonges : J'aimerais donc autant

Qu'il servit votre révérence, S'il se fait que vous ne soyez pas

Pourvu autrement,

Ce n'est pas pour dire , mais il est assez délié , Et dans une maison grossière et brutale

Le garçon pourrait apprendre à jurer; Mais aussi avec vous il recevra de si bons enseignements, Et aura de si beaux exemples de rectitude,

Que je n'ai aucune crainte. Vous lui apprendrez toutes sortes d'arguties ,

Et le menacerez bien de l'enfer :

Et le forcerez d'aller à l'église —

Toutes les fois que vous vous y rendrez vous-même. Si donc vous devez être absent

De chez vous vendredi^ prochain , Alors veuillez laisser, monsieur, Vos ordres à votre dame.

J'ai donné ma parole d'honneur, Que chez John de Paisley, ce soir.

Je rejoindrais ce ver de terre ; Pour essayer de mettre les deux parties d'accord. Et nommer les arrhes et le salaire

En mode et forme légaux :

Je sais bien qu'il est capable de jouer un tour,

Quand des innocents le laissent faire; Et que le Diable, si tant est qu'il existe, Est , ma foi , sûr de le happer.

Quant aux phrases et aux compliments,

Vous savez que votre lauréat les dédaigne : Mais vous aurez toujours votre part dans la prière Du reconnaissant ménestrel Bl'rns.

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