‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 38 sur 267 · L'ORDINATION · texte numérisé non relu

L'ORDINATION

De sens , ils en doivent peu au ciel économe. — Pour plaire à la populace , ils gâchent le peu qui leur en a

[été donné.)

Tisserands de Kilmarnock. jouez vite des doigts,

Et répandez vos populations crasseuses ; Et vous qui tendez et détirez le cuir ,

Gens de toutes dénominations ; Allez-vous-en tous à l'église basse,

Et là prenez vos places; Puis vite chez Begbie à la file ,

Et versez vos divines libations

De joie en ce jour. t-

Le maudit Sens commun, ce petit diable d'enfer.

Entra avec Maggie Lauder ^ ; Mais Oliphant l'avait souvent fait hurler ,

Et Russel l'avait maltraité fort.

En ce jour Mackinlay prend le fléau,

Et c'est lui qui va vous le rosser.

11 lui mettra à la queue un bâton fendu,

1. .\lliision à une ballade moqueuse qui fut faite sur l'admission du révérend et digne M. L. à l'église basse.

t excitera les enfants à le cnuvrir De boue en ce jour.

Hàtez-vous et feuilletez le roi Da\ id ,

Et criez vos hymnes pieux ; Voyons , donnez-nous quatre versets doubles ,

Et mugissez le Ban^or :

En ce jour l'Eglise fait du pied voler un nuage de poussière;

Les coquins ne lui nuiront plus , Car l'Hérésie est en son pouvoir,

Et glorieusement elle lui donnera les étrivières Avec force en ce jour.

Voyons, qu'un texte convenable soit lu ,

Et enlevez-le avec vigueur ; Comment le reprouvé Cliam i rit de son père ,

Ce qiii fit de Chanaan un nègre ; Ou comment Phinéès 2 poussa sa lame mein-trière ,

Rigoureux par horreur de la débauche ; Ou comment Séphora ^ , cette carogne hargneuse ,

Etait comme un tigre sanguinaire Dans l'auberge en ce jour.

Çà mettez sa fougue à l'épreuve sur la foi

Et enchainez-le par une caution, Car le salaire est un habit charnel

Qu il ne prend qu'à cause de la mode ; Et abandonnez-lui le troupeau à mener paître

Et à punir de chaque transgression ; Spécialement , les béliers qui croisent la race ,

Donnez-leur une bonne rossée, —

>'e les épargnez pas un seul jour.

Maintenant, vieux Kilmarnock, redresse ta queue.

Et agite tes cornes tout joyeux :

Tu ne mugiras plus à travers le vallon ,

Parce que ta pàtme est trop maigre; Car de grosses brassées de choux évangéliques

Rempliront ta mangeoire en abondance.

Ainsi (|ue des trognons de grâce, du plus b(\iu choix,

1 , fienèsc, x . 22. — 2. Nombre^; , xw. S, — 3, F.xodc , |V. 25.

:U POÉSIES DE HIPAS.

Non pns donnés comme friandise , Mais chaque jour.

Nous ne pleurerons plus près des fleuves de Babylone ,

A penser à notre Sion ; Et nous ne suspendrons plus nos violons pour qu'ils dorment,

Comme des langes d'enfant qui sèchent.

Allons, vissez les chevilles avec un mélodieux ramage.

Et essayez-vous sur les cordes ; 0 merveille, de voir se démener nos coudes,

Et tous, comme des queues d'agneau, voler Très-vite en ce jour!

VIÏI.

Le haut Patronage avec une verge de fer

A menacé l'Eglise de sa perte.

Comme dernièrement Fenwick, réduit à un triste état,

L'a prouvé aux dépens d'elle :

Notre patron, l'honnête homme! Glencairn,

A vu le mal qui se brassait ; Et, comme un fils élu de Dieu,

Il nous fait un bon choix

Bien orthodoxe en ce jour.

Maintenant, Robinson, ne haranguez plus,

Et fermez la bouche pour toujours ; Ou essayez de la ville perverse d'Ayr,

Car là on vous trouvera habile; Ou, sans faire injure à votre savoir,

Vous pouvez vous faire barbier; Ou aller au Netherton,

Et devenir ouvrier en tapis

Sur-le-champ en ce jour.

Mnlrie et vous faisiez la paire,

Nous n'eûmes jamais deux pareilles anches: Le vieux Cornu guettait 1 Eglise basse

.Juste comme un chat ([ui cligne de l'œil. Et toujours il happait quel(|ues malheinvux.

Pour U's fiir'^ dans ses chaudrons; Mais niniutenant Son Hoiuu-ur duil décani|)er

Avec tous ses escadrons sulfureux, Vitf, vite en ce jour.

POESIES DE HLH>S. J.j

V(»>ez, voyez les ennemis de la vieille Orthodoxie,

Elle les fustige à travers la cité; Keniaïquez comme elle joue du chat à neuf queues ^ '.

Je vous jure que c'est très-joli :

Là le Savoir, avec sa face greccjue,

Grogne quelque chanson latine ; Et le Sens commun est allé, dit-il.

Faire à Jamie Beattie -

Sa plainte en ce jour.

Mais voici la Morale elle-même

Embrassant toutes les opinions ; Ecoutez comme elle pousse bien d'autres cris

Entre ses deux compagnons :

Voyez comme l'Orthodoxie l'écorche jusqu'au vif,

Ainsi qu'on pèlerait des oignons 1 Là, maintenant, — ils sont embarqués pour l'enfer

Et bannis de nos domaines A partir de ce jour.

O l'heureux jour! réjouissez, réjouissez-vous 1

Allons , qu'on sable partout le porter \ La trompeuse réserve de la Morale

Ne trouvera plus de quartier ici :

Mackinlay, Russel sont gens

A torturer l'Hérésie; Ils la hisseront au bout d'une corde,

Et ils la raccourciront

De la tète quelque jour.

Allons, apportez une autre i)inte,

Et voici pour la conclusion ; A chaque fils de mère de la Jeune Lumière '

A ilater de ce jour, confusion'.

S'ils continuent à nous assourdir de leur vacarme

1. Le fouet du bourreau. — 2. L'auteur de l'Essai sur la Vérité

3. La Jeune Lumière est le nom adopté à l'ouest do lEcosse pour

désigner les opinions religieuses que le docteur Taylor -^ie Norwich a

défendues avec tiint de vigueur.

Ou à inij^osor le Patronage , Nous allumerons un feu, et chaque peau, >'ous la mettrons en fusion

Comme de l'huile quelque jour.

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