‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 62 sur 267 · SIR LE MÊME SUJET · texte numérisé non relu

SIR LE MÊME SUJET

Pourquoi tant de répu2;nance à quitter cette scène terrestre ? ■

L'ai-je trouvée si pleine de charmes attrayants? Quelques .souttes de joie entremêlées de mal à plein verre ;

Quelques rayons de soleil entre des orages renaissants. Est-ce l'agonie du départ qui alarme mon âme .

Ou la désagréable , lugubre , sombre demeure de la mort "^ C'est le remords , le remords qui arme mes terreurs ;

Je tremble d'approcher un Dieu irrité Et de souflVir justement sous sa verge vengeresse.

Je voudrais bien dire : Pardonne ma noire offense 1

Je voudrais bien promettre de ne plus désob«*ir; Mais si mon créateur me rendait la santé ,

Je pourrais abandonner encore la voie do la belle vertu; Je pourrais m'égarer encore dans le sentier de la folie ;

Elever encore la brute et rabaisser 1 homme ; Alors comment implorerais-je la clémence céleste,

Moi qui agis si contrairement auplan de lacélestedémence. [tion?] Qui ai si souvent gémi de mes péchés, et pourtant ai couru à la tenta-

0 toi , grand régulateur de tout ici-bas ,

Si j'ose lever un œil vers toi , D'un signe tu peux faire cesser le souffle de la tempête ,

Ou apaiser le tumulte de la mer en fureur : .^ec Cl' pouvoir répressif ilaiLmc m aidi-r

A enchaîner ces passions impétueuses et forcenées ; Car je sens que mes forces sont tout à fait incapables

De contenir leur torrent dans la ligne permise ; Oh '. prête-moi ton assistance , Omnipotence divine !

AYANT PASSE UNE .MIT CHEZ UN REVEREND DE SES AMIS, l'auteur LAISSA LES

VERS

Sl^VANTS DANS LA CHAMBRE OU IL AVAIT COUCHÉ.

0 toi , puissance redoutée qui règnes là-haut ,

Je sais que tu m'entendras , Quand pour cet asile de paix et d'amour

Je fais une prière sincère.

Aux cheveux blancs du maître — long-temps, long-temps encore

Daigne épargner le coup mortel !

Pour le bonheur de sou petit troupeau filial,

Et pour montrer ce que sont les gens de bien.

Celle qui contemple ses charmants enfants ,

Partagée entre l'espoir et la crainte , Oh 1 donne-lui les joies d'une mère ,

Mais d'une mère épargne-lui les larmes !

lY.

Leur espoir, leur appui, leur fils chéri ,

Dans la rougeur naissante de la virilité , Fais-le prospérer, ô toi Dieu d'amour et de vérité ,

A\i gré des vœux d'un père !

Cette belle troupe séraphi(|ue de sœurs , Je t'en prie avec d'instantes larmes ,

Toi (|ui connais les i)iéges tendus de tous côtés — Guide toujours ses pas 1

POESIES DE BLILNS. Uo

Quand tôt ou tard ils atteindront l'autre rive , Poussés sur la mer agitôe de la vie ,

Puissent-ils se réjouir, n'ayant perdu personne, En famille dans le ciel !

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