‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 69 sur 267 · PARTI POUR LES INDES ORIENTALES · texte numérisé non relu

PARTI POUR LES INDES ORIENTALES

Vous tous qui vivez pour siroter.

Vous tous qui vivez pour rimailler, Vous tous qui vivez sans jamais penser.

Allons , gémissez avec moi !

Notre Billie nous a plantés là ;

11 est en mer.

Pleurez-le, vous tous, troupe de bons vivants,

Qui aimez passionnément une orgie de temps à autre

11 ne se joindra plus au joyeux hurlement

De notre harmonie fraternelle ; Car maintenant il va vers un autre bord ,

Et en mer.

Les jolies filles peuvent faire des vœux pour lui , Et lui donner place dans leurs tendres suppliques ; Les veuves, les épouses et toutes peuvent le bénir,

L'œil plein de larmes ; Car je sais bien qu'il leur manquera cruellement,

Celui qui est en mer.

0 Fortune, elles ont lieu de se plaindre ! Si tu avais pris queUiue lourdaud endormi Qui ne sait que niaisor et patiner,

Il n'y aurait pas eu de réclamation :

Mais il était aussi perçant qu'un vilebrequin,

Celui qui est en mer.

La vieille joyeuse Kyle peut porter des pleureuses Et les tacher de larmes salées , salées ; Cela fera, j'ai peur, voler en éclats

Son pauvre vieux cœur.

Il était son lauréat depuis mainte année ,

Celui qui est en mer.

Il voyait le froid nord-ouost de l'infortune Amasser depuis long-temps une violente tempête ; Une coquette à la fin lui brisa le cœur,

Malheur à elle 1 Alors il prit poste devant le mât

Et eA mer.

Trembler sous le bâton de la Fortune , Ayant à peine sa suftisance de drummock *, Son orgueilleux et indépendant estomac

Ne pouvait pas s'en accommoder ; Aussi , il roula ses fesses dans un hamac

Et en mer.

Il n'a jamais été adonné à rien de bien mal ,

Mais l'argent ne voulait pas rester dans ses poches ;

Avec lui , il n'y avait jamais de cachoterie ,

Il agissait franchement :

La Muse était tout ce dont il tirait orgueil ,

Celui qui est en mer.

Gens de la Jamaïque , traitez-le bien , Et entourez-le d'un abri commode ; Vous le trouverez toujours bon garçon

Et plein de gaieté ; Il ne voudrait pas faire tort au diable lui-même,

Celui qui est en mer.

Adieu . Billie , mon faiseur de vers !

Votre sol natal vous fut toujours très-mauvais ;

Mais vous pouvez fleurir comme un lis

Maintenant bel et bien !

Je boirai à votre santé ma dernière chopine,

Quoique vous soyez en mer.

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