‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 95 sur 267 · DE FHC LE CAPITAINE GROSE EX ECOSSE · texte numérisé non relu

DE FHC LE CAPITAINE GROSE EX ECOSSE

POUR RECIKILLIR LES A.NTigllTÉS DE CE ROYAlME.

Ecoutez, terre de gâteaux, et frères écossais, De Maidenkirk chez Johnny Groat, S'il y a un trou à un de vos habits ,

Je vous avertis d'y prendre garde :

Vous avez au milieu de vous un gaillard qui prend des notes ,

Et , ma foi , il l'imprimera 1

Si dans vos limites il vous arrive de tomber Sur un bel homme gras et trapu , Court de taille, mais brillant de génie,

C'est lui, remarquez bien — Et , ma foi 1 il a un profond dédain

Pour la craie et la sanguine.

Près d'une vieille masure , hantée des hiboux ,

Ou d'une église abandonnée de ses agrès ,

11 y a dix à parier contre un que vous le trouverez tapi dans

Quelque endroit lugubre , Avec les diables, dit-on, Dieu nous garde! s'associant

Pour quekiue œuvre ténébreuse.

Vous tous, fantômes, qui hantez la vieille salle ou chambre;

Vous, troupes de bohémiennes, (jui faites des incantations,

Et vous qui êtes profondément versées dans la noire grammaire

Sorcières et magiciennes, 'de l'enfer,]

Vous tremblerez aux conjurations de son marteau,

Carognes nocturnes 1

On dit qu'il fut élevé pour être soldat ,

Et qu'il aurait mieux aimé périr que de fuir;

Mais maintenant il a quitté la baïonnette

Et la besace de peau de chien . *-

Et pris le — métier d'antiquaire,

Comme ils l'appellent, je crois.

Il a une quantité de vieux brimborions ,

Des casques en fer rouillé et des jacjuettes retentissantes

Qui fourniraient les trois Lothians de clous à souliers

Pour douze bons mois ; Et des pots à gruau et de vieilles salières

D'avant le di''lMae.

I iS POESIES DE BURNS.

II a lin (liarbon du premier feu d'Eve;

La pelle à fou et le ;'arde-cendre du vieux T>il)alcain Ce cftii distinguait le genre

De l'âne de Balaam ; Un balai de la sorcière d"Endor

Bien garni de cuivre.

Eu outre , il vous façonnera tout de suite

La coupe de la cotte d'Adam ;

Le couteau qui entailla le cou d'Aboi;

Il vous prouvera pleinement Que c'était un couteau qui se fermait,

Ou un long coutelas à choux.

Mais si vous vouliez le voir en gaieté ,

Car il a beaucoup de gaieté et d'enjouement,

Alors faites-le asseoir, et deux ou trois

Bons gaillards avec lui ; Et toi, Porto, ù Porto! brille un peu,

Et alors vous le verrez !

Or ç<à, par la puissance des vers et de la prose 1 Tu es un agréable compagnon, ô Grose ! Quiconque penserait mal de toi

Aurait grandement tort ; Je prendrais le drôle par le nez,

Et lui dirais : Honte à toi.

A MISS CRUIKSHANKS,

TRÈS-JEINE PEASONNK.

ÙCRir SUR L\ PAGE BLANCHE d'U\ LIVRE QLI Ll'I ÉTAIT OFFERT PAR l'aITEUR.

Joli bouton de rose , jeune et gai ,

Eclos dans ton mois de mai hâtif,

Puisses-tu, aimable fleur,

Ne jamais te contracter de froid sous la pluie mêlée de neige 1

Que jamais le sentier glacé de Borée ,

Que jamais l'haleine empoisonnée d'Eurus,

Que jamais les funestes lueurs des étoiles

Ne te souillent d'une flétrissure prétnaturée !

Jamais, (jue jamais le n^ptile voleur

N;' <'é!i;itle <\\v \:\ ftMi'llo vir:'in;"lt' !

Que le Soliill même ne jette pas un regard trop ardent Sur ton sein encore rougissant de rosée 1

Puisses-tu long-lemps, charmant bouton rougeùtre. Parer richement ta tige natale; Jusqu'à quelque soir, grave et calme, Versant la rosée et respirant le baume ; Tandis que tout alentour le bois résonnera Et que chaque oiseau chantera ton Requiem ; Toi , au milieu de ces accents funèbres , Tu répandras autour de toi tes honneurs mourants, Et tu rendras à ta terre maternelle I^a plus aimable forme à laquelle elle ait jamais donné naissance.

EX LISANT DANS IN JOl'UNAL

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