ES EFFRAYANT DES OISEAUX D EAU
A loch-turit;
ENDROIT SAUVAGE DANS LES ilOMAGXKS d'oUGHTERT VRE .
Pourquoi, habitants du lac,
Abandonner pour moi votre humide demeure ?
Dites-moi, créatures mes semblables, pourquoi
A mon aspect fuyez-vous ainsi ?
Pourquoi troubler vos joyeuses réunions,
Vos liens de parents, de fils, d'alliés? —
Les dons de la nature appartiennent à tous :
Restez paisibles dans votre onde tournoyante,
Affairés, à vous nourrir, ou, folâtres, à vous baigner ;
Ou, sous l'abri du rocher,
Supportez le choc de la vague qui s'enfle.
Rougissant, dans ma conscience, pour notre race, Aisément, trop aisément je m'explique vos craintes : L'homme, cet orgueilleux usurpateur, votre ennemi , Voudrait être maître suprême ici-bas; Il fait fièrement parade de sa liberté, Tyran cruel pour tout le reste.
L'aigle, du haut du roc sourcilleux.
Vous désignant en bas pour proie , N'a aucune pitié dans le sein ; l'ne forte nécessité le pousse, Mais Ihomme, à qui seul est donné Un rayon direct du Ciel compatissant ,
POÉSIES DE BIRNS. IjIÎ
Se t^lorifio (lo son cour humain — Kt ti:e dos ùtrcs pour son plaisir.
Dans CCS sauvages plaines liquides, Connues des seuls pâtres vagabonds , Où erre le ruisseau couvert de mousse Loin des demeures et des voies humaines ; Vous comptez sur la natuie , Et coulez paisibles le pauvre temps de votre vie.
Ou si la force supérieure de l'homme Ose usurper votre droit natal , Portés sur le sublime tUher, Vous méprisez l'homme avec toute sa puissance; Vous cherchez vite, sur vos ailes sonores, D'autres lacs et d'autres sources ; Et l'ennemi que vous ne pouvez braver, Vous dédaisnez du moins d'être ses esclaves.