‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 98 sur 267 · ECRIT AU CRAYON SUR LA CHAMBRE DE LA CHEMINÉE · texte numérisé non relu

ECRIT AU CRAYON SUR LA CHAMBRE DE LA CHEMINÉE

DANS LE PARLOIR DK l'aLBERGE DE KEXMORE. TAVMOrTIl.

Admirant la Nature dans sa grâce la plus sauvage.

Je parcours d'un pied fatigué ces sites du nord;

Par maint vaIBo sinueux et mainte montée pénible ,

Séjour du coq de bruyère entouré de sa famille et du mouton timide,

Curieux, je poursuis mon lointain voyage.

Jusqu'à ce que le fameux Breadalbane se découvre à ma vue. —

Chaque vallée profonde empêche la rencontre des monts.

Les bois, irrégulièrement éparpillés, revêtent leurs vastes flancs;

Le lac qui s'étend caché dans le sein des collines

Remplit l'œil d'admiration et de stupeur ;

Le Tay, qui fait de charmants détours, dans son orgueil naissant,

Le palais qui s'élève sur son bord verdoyant;

Les plaines bordées de bois dans le goût natif de la nature;

Les éminences qu'elle a laissées tomber dans sa hâte insouciante;

Les arches enjambant le courant nouveau-né;

Le village, étincelant aux rayons du midi —

De poéti(iucs ardeurs gonflent mon sein.

Quand j'erre seul près de la cellule moussue de l'ermite;

L'aspect mouvant des bois (jui pendent au-dessus:

Le rugissement incessant des Ilots fougueux (|ui tombent — -

loi la Poésie pourrait éveiller sa lyie accordée par le ciel,

Et regarder dans la nature avec une ardeur créatrice ;

Ici , à demi réconciliée avec les torts du destin,

L'Infortune pourrait égarer librement ses pas allégés;

Et le Désappointement, dans ces lieux solitaires, [mées;]

Trouver un baume qui adoucit ses blessures cuisantes et enveni-

Ici le Chagrin frappé au cœur pourrait élever ses regards vers le

Et le Mérite outragé accorder oubli et pardon à l'homme, [ciel,]

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