POURQUOI REFUSERAIT-ON DES GARANTIES
Kn présence d'une opinion aussi précise, n'avons-nous pas raison de nous alarmer et de réclamer des garanties.
Pourquoi les refuserait-on?
S'il n'y a aucun droit, comme M Monk le croit, quelle complication peut résulter d'un texte explicatif et protecteur ? Ce ne serait pas les premières — ni les dernières — dix lignes inutiles que les parlements inscriraient dans les lois. S'il y a des droits, pourquoi le ministère repousserait-il une précaution que M. Monk jugeait nécessaire en 1905, que M. Cahan trouve essentielle aujourd'hui?
Pour quel motif nous impose-t-on ce risque dangereux ?
Et c'est pourquoi je ne me sens pas désarmé par le cinquième argument de l'honorable ministre des travaux publics, qui ne me paraît guère plus solide que ceux qui l'ont précédé.
Enfin, j'arrive au sixième — et c'en est un que vous ne vous attendez guè' re à trouver sur les lèvres de M.
Monk. Ce dernier motif de confiance, c'est que si la province du Manitoba viole les libertés des minorités futures dans le Kéwatin, ces minorités auront toujours le droit d'en appeler au gouvernement fédéral, comme la minorité de l'ancienne province du Manitoba fit en 1896.