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558 PRÉCIS D'ALGÈRRE.
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374. — Théorème. — Lorsque la dérivée d’une fonction est constamment nulle, cette fonction est constante.
Nous savons (n° 343) que la dérivée d’une constante est nulle. C’est la réciproque de cette proposition qu'il s'agit d'établir.
Or cette réciproque est presque intuitive si l’on se reporte à la signification géométrie que la dérivée (n° 348). Si, en effet, la dérivée y’. est toujours nulle, la courbe représentative de la fonction est une courbe telle qu’en tous ses points la tangente est parallèle à ox (n° 353); la courbe ne peut ni monter ni descendre, c’est nécessairement une parallèle à ox qui est à elle-même sa tangente en tous ses points. La fonction y est donc constante.
375. — Théorème. — Deux fonctions qui ont même dérivée ne diffèrent que par une constante.
Soient en effet u et v deux fonctions d’une même variable æ admettant la même dérivée, c’est-à-dire telles que
Leur différence À VUE est une fonction de x dont la dérivée est nulle: y'=u —v—0, Cette différence est donc bien constante (n° 374) et on a :
Uu—=V+C.
$ 4. — Application des dérivées à l’étude du mouvement.
376. — Mouvement rectiligne.— Un point mobile est dit animé d’un mouvement rectiligne lorsqu'il se meut sur une droite. , Pour définir la position du point mobile M sur sa trajectoire, à chaque instant, nous procéderons comme nous l'avons fait (n° 101) pour l’étude du mouvement uniforme.
DISTUM. M x
Fig. 6r.
Soit O un point de la droite (fig.6r)que décrit le mobile. Prenons sur cette droite un sens positif. La position de M est parfaitement définie par son abscisse :