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Cet exemple suffit pour montrer la marche à suivre

Règle. — Pour résoudre une inégalité du premier degré à une inconnue :

1° On chasse les dénominateurs en appliquant le théorème II (n° 158);

90 On fait passer tous les termes dans un membre. On obtient ainsi une inégalité de la forme : ax —b >o. Considérons alors l'inégalité générale du premier degré ax—b>o.

Cette inégalité équivaut à la suivante ax >.

4° Si a est positif, en multipliant par = (n° 158), il vient : «a Cette inégalité, équivalente à la proposée, met les solutions en évidence.

2% Si a est négatif, en multipliant les deux membres de l'inégalité ax > b par - il faut changer le sens. On obtient ainsi

LC < —

qui met la solution en évidence.

$ A. — Équations du premier degré à plusieurs inconnues.

1614. — Deux méthodes. — Les procédés de calcul utilisés pour résoudre un système de deux équations à deux inconnues peuvent être classés en deux catégories connues sous le nom de méthode de substitution et méthode d'élimination.

Nous allons les exposer successivement en traitant d’abord quelques exemples.

162. — Exemple I. — Considérons d’abord un système tel que le suivant Y—=2X — 17:

Pere

2,6, nl UN NME PT %, WP :

n + : S re, “ L +

dans lequel l’une des équations est résolue par rapport à l’une des inconnues. Dans ce cas, on emploie la méthode

de substitution.

On remplace, dans la seconde équation, y par sa valeur tirée de la première, ce qui donne

JL 2 (2C — 19) — 17 ou 3% — 4x + 26 — 17, et, par suite,

La première équation donne alors, en y remplaçant x par

sa valeur, U—=2°9 — 18 =.

163. — Justification. — Il est très aisé de justifier la méthode précédente. Considérons plus généralement le système suivant ) y—=ax + b, | ML MY, a, b, m,n, p, représentant des nombres algébriques donnés. Concevons une solution (x, y) du système, La valeur + doit évidemment salsfare à l'égalité : | ma + n(ax + b)=p (m+na)x+bn=p,

obtenue en remplaçant y par sa valeur dans la seconde équation donc x est forcément égal à

ou

— bn m+na ; si, comme nous le supposerons, (m + na) n'est pas nul. Alors y est forcément donné par

1 a(p—bn) y=ax + b— mEna + b, ou :

ap+bm. | AT Mm+Ena (2)

Réciproquement, si on remplace, dans la seconde équation du système (1), æ ef y par leurs valeurs (1) et (2), on trouve que cette équation est vérifiée. Donc dans les cas où (mn + na) n’est pas nul, le système (1) admet une solution et une seule définie par les égalités (1) et (2),

464. — Exemple II. — Dans les exemples qui précèdent, nous avons supposé que l’une des deux équations était résolue par rapport à l’une des inconnues y. S'il n'en est pas ainsi, on commence par résoudre l’une des deux équations par rapport à l’une quelconque des deux inconnues.

Considérons par exemple le système

3 sa ar 2 —7 SH 1; 22+y—3—5y—3x +8.

Résolvons la première équation par rapport à æ, comme si c'était une équation à une seule inconnue, nous obtiendrons (n°° 138 et 143) l'équation équivalente :

œ — 61y—5, qui peut remplacer la première. Le système proposé peut donc s’écrire sous la forme équivalente : x —6y—3, RS RE Re

Il a maintenant la forme précédente. Remplaçons æ& par sa valeur dans la seconde équation et elle devient :

On en türe :

2010, ou 4 y — Le On a, alors :

165. — Méthode de substitution. — Les exemples qui précèdent nous suffisent pour pouvoir alors énoncer la règle suivante :

Règle. — Pour résoudre un système de deux équations à deux inconnues :

1° On résout l’une des équations par rapport à l'une des inconnues comme si cette inconnue était seule ;

2° On porte la valeur ainsi obtenue dans la seconde équation;

3° On tire alors de la seconde équation la valeur de la seule inconnue qu'elle contient;

4° On porte cette valeur de l’'inconnue calculée dans la première équation, qui ainsi donne la valeur de l'autre inconnue.

Cette méthode est dite de substitution, parce qu’elle consiste à substituer dans l’une des équations, à l’une des inconnues, sa valeur tirée de l’autre.

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