FERMEZ
CVJ
1 mètre. — 0
Mise en train du corps au début de la leçon.
A leur arrivée siu’ deux rangs, et avant de se mettre en place, les élèves procèdent à une mise en train générale de leur corps, en vue de la leçon qu’ils vont prendre. Elle commence par une série de marches réglementées, ayant pour effet d’assouplir les jambes et d’entraîner le diaphragme en vue du jeu plus facile de la cage thoracique. Les évolutions étant terminées, le professeur place ses élèves sur quatre rangs. Cela fait, il commence en groupant très rapidement et très succinctement, dans cette première partie, tous les mouvements qu’il va faire exécuter dans le cours de la leçon, et sur lesquels il reviendra spécialement dans chacune des autres parties, sauf dans la douzième qui est réservée aux mouvements d’ordre pour le départ. La première partie est une leçon complète en raccourci donnée en quatre ou cinq minutes.
l.e Commandement.
Le Commandement est une suggestion impérative. La iaçon de formuler cette suggestion révèle les chefs.
Le Commandement doit être toujours bref et compréhensible, surtout pour les enfants et pour les recrues illettrées, au régiment, d’où nécessité de le condenser en .des mots formant image, autant que possible et, par ce fait, facile à être compris de tous.
Le Commandement étant oral et non visuel, les abréviations doivent porter sur la phonation et non, comme en musique, sur la vision, par des lettres représentant des mots. Ce dernier mode abrège récriture mais non la parole du Commandement lui-même.
Je me suis appliqué à rendre ces leçons aussi pratiques que possible en n’utilisant que le corps humain lui -même comme agrès de gymnastique. Les mouvements sont exécutés de plain pied.
Les mouvements d’extension du tronc avec point d’appui peuvent être exécutés au moyen du matériel de classe, ou de chambrée, pupitres, chaises, bancs, lit, planche à pain, etc. Chaque maître ou instructeur dépourvu d’agrès doit s’ingénier à les remplacer par les meubles dont il peut disposer. Ceux-ci fournissent des points d’appui à l’exécutant. Ces points d’appui peuvent être donnés par les compagnons de gymnastique, ceux-ci fixant avec leurs mains, les pieds, les jambes, les reins, les épaules, la tête des exécutants.
L’organisation pédagogique rapportée aux nécessités qui précèdent est la suivante :
Des moniteurs, pris dans les meilleurs élèves, corrigeront les fautes et les altitudes vicieuses. Il y aura un moniteur par dix élèves. Chaque moniteur relève tous les mois les indications nécessaires sur le tableau du plan général dressé par le professeur. Son groupe, renfermant par exemple des élèves au dos voûté, il appliquera les mouvements qui redressent la colonne vertébrale, mouvements déjà inscrits au tableau des Cours par le professeur. Si les groupes sont constitués d’enfants déjà dégrossis et normaux, le moniteur passe dans les rangs et corrige les mouvements défectueux.
11 ne faut pas oublier que le bienfait des mouvements doit appartenir à chaque enfant : ce sont les mouvements
de chacun qui importent d’abord, et c’est de leur pureté que découle celle de l’ensemble.
La moindre attitude vicieuse doit être corrigée par le maître ou par le moniteur compétent mais sans fatiguer le groupe par une tenue trop prolongée des attitudes imposées à la collectivité pour la correction d’un seul élève. Les mouvements dérivés et sous-dérivés, pour les jambes; les mouvements annexes et sous -annexes pour le tronc, pour les bras et pour la tète doivent être appliqués avec méthode. Le professeur fatigue les élèves en raison même des attitudes dérivées et annexes qu’il impose intempestivement. Telle est la raison de l’accusation portée par quelques maîtres contre la gymnastique suédoise qu’ils accusent bien à tort d’être fatigante.
Un maître consciencieux doit toujours expérimenter sur lui-même la valeur d’un mouvement qu’il doit appliquer. Il doit se révéler ses propres muscles en provoquant le travail de leurs localisations médullaires et cérébrales. Il doit fixer ainsi les mémoires de l’effort ou de la douleur provoquées par la mise en fonction de ses muscles.
A chaque mouvement congestif doit aussitôt succéder un mouvement décongestif.
On doit toujours sortir d’une séance de gymnastique plus reposé et plus fort qu’en y entrant. Toute séance qui provoque la fatig ue est une séance mal donnée ou mal comprise. On reconnaît la valeur d’un maître à ce critérium. Une bonne séance de gymnastique procure l’impression du bien-être ressenti à la sortie d’un bon bain. Cette gymnastique doit êlre sédative et non irritante. La mauvaise conception et la mauvaise application de la gymnastique suédoise la rendent très facilement irritante, d’où l’accusation de fatigue portée contre elle, alors que cette accusation doit retomber sur les maîtres ignorant les principes de Ling.
Tour d’une Leçon.
On appelle «Tour de leçon », l’exécution des douze parties d’une leçon suédoise. Ce tour peut comprendre une durée d’une heure, si la leçon est donnée, partie par partie, dans le temps réservé à chacune d’elles, et constituant les soixante minutes ; il peut comprendre une durée moins longue et même rapide d’environ dix minutes, dans lesquelles on passe en revue les douze parties avec un rythme plus accéléré ou une répétition plus restreinte. On peut ainsi cons-
lilucr une leçon en répétant six fois une courte leçon, si le tour est de dix minutes (6 X io’ =* Go’) ; trois fois, si le tour est de ving minutes (3 X 20’ = Go’), etc.
Il est cependant établi qu’une leçon normale doit dure)' le temps nécessaire à mettre en fonction chaque partie du corps dans un temps lixé d’avance, de 45 à Go minutes.
Le système à tiroir du tour d’une leçon donne du jeu à son application. D’autre part, la division en douze parties permet au professeur de donner plus ou moins de temps à telle ou telle de ces parties, en vue de l’effet physiologique et pédagogique qu’il veut localiser.
Ainsi, ayant résumé toute la leçon en quelques minutes, dans la mise en train de la première partie, il reprend les douze parties et accorde à chacune d’elles le temps qu’il juge nécessaire au développement de tel ou tel groupe d’exécutants devant plus particulièrement bénéficier des mouvements, et s’adressant à la respiration, à la circulation, à la digestion, à l’innervation ou à la musculation, etc., au moyen des bras, des jambes, du tronc, etc.
Pneumo- psychologie : Respiration et attention.
Un bon maître doit savoir qu’il existe un antagonisme absolu entre la respiration et l’attention forcées. A respiration profonde, attention superficielle ; à attention profonde, respiration superficielle. Respirer profondément et rapidement c’est atténuer le pouvoir d’attention. De même, il existe une opposition absolue entre la musculation et la cérébration, c’est-à-dire entre le travail musculaire, surtout quand ce travail provoque une respiration intense, et le travail cérébral ; Vice versa, tout travail cérébral intense diminue le pouvoir d’action musculaire et surtout l’amplitude respiratoire.
Par contre « la gymnastique respiratoire faite lentement » et avec amplitude est un excitant de l’attention volontaire. » L’action sur l’attention est immédiate et son influence est » surtout marquée dans l’état de fatigue légère 1 ».
En appliquant méthodiquement à leurs élèves ces principes de psycho-dynamie pédagogique, les maîtres obtiendront de meilleurs résultats scolaires. Il faut pour cela qu’ils sachent doser la respiration d’après l’effort cérébral
1. — Dr Auguste Ley : L’ Arriération mentale. Contribution à l’Étude de la pathologie infantile. — Bruxelles, Lebegue, 1904, p. 188.
à provoquer, ainsi que je l’ai établi ailleurs b L’influence d'une bonne respiration ne s’arrête pas seulement au cerveau et aux travaux intellectuels ; elle s’étend aussi à toute l’économie, elle facilite les échanges nutritifs cellulaires les plus profonds et les plus intimes. C’est par le développement rationnel de la cage thoracique que s’obtient la beauté dans la forme du corps. C’est en effet de la surface d’épandage pulmonaire que vient toute force évolutive, grâce à l’oxygénation plus profonde du sang. Il est donc de nécessité absolue que les professeurs, non seulement de gymnastique, mais aussi et surtout les professeurs des cours pédagogiques, de même que les instructeurs militaires, sachent appliquer rationnellement ces principes de psycho-dynamie. Une bonne méthode de gymnastique scolaire et militaire ne peut être basée que sur la connaissance des réactions respiratoires et psychiques.
Respiration et Développement de la Cage thoracique.
Le développement de la cage thoracique, avec intégrité des voies respiratoires (Fig. 3)-, a une grande importance au cours de l’évolution de l’enfant et de l’adolescent. J’ai dit plus haut son rôle dans l’hypertrophie du cœur par défaut du développement des poumons. D’après Grehant la ventilation respiratoire s’établit chez l’homme au repos à raison de 8 litres 5oo environ, à la minute ; après une course de a5o mètres le volume d’air nécessaire pour les poumons est d’environ 33 litres, il peut atteindre 58 litres !
On comprend la nécessité qu’il y a à développer les poumons pour ne pas forcer le cœur.
Les végétations adénoïdes sont une des causes du peu de développement des poumons. Ces Aœgétations obstruent les voies respiratoires, elles se localisent à l’arrière-gorge, au larynx et au pharynx. Quand elles se développent à l’orilice de la trompe d’Eustache (Fig. 3, n" i3), elles l’obstruent, d’où surdité plus ou moins prononcée chez l’enfant adénoïdien. Cette surdité est une cause d’arrêt dans son développement intellectuel, par atténuation de l’audition d où, trop souvent des punitions non méritées qui le révoltent ou qui le dépriment suivant son caractère. On fait ainsi de cet enfant un révolté ou un hypocrite.
x. — Tissié : L’Éducation physique, chapitres “ Gymnastique Pédagogique ” et “ Gymnastique médicale”. — Paris, Larousse, xgo3.
Tissjk : La Fatigue et l’Entraînement physique, 3» édition. — Paris, F. Alcan, 1909.
La question de la respiration est la question vitale par excellence. Elle ne peut être résolue ni empiriquement ni emolivement. Les partisans de la méthode allemande, aux
COUPE ANTÉRO-POSTÉRIEURE DES CAVITÉS NASALE ET BUCCALE DE L’ARRIÈRE-GORGE, DU LARYNX ET DU PHARYNX
1. Narine droite . — 2. Cavité nasale. — 3. Bouche. — I Voile du palais. — 5. Langue avec les fibres musculaires s'irradiant en éventail. — 6. Arrière gorge. — 7. Épiglotte. — 8. Larynx. — 8" Trachée-artère. — 9, 9’. Pharynx. — 10. Clotte — 11, 11’. Coupe d'une vertèbre cervicale ( Axix) . — 12. Canal vertébral. — 13. Orifice de la Trompe d'Eustache, faisant communiquer la cavité nasale avec l'oreille. — 14. Partie supérieure du larynx.
La direction des flèches indique le trajet de l’air.
agrès de suspension, imposent une gymnastique antiphysiologique asphyxiante sous le fallacieux prétexte que cette
gymnastique est patriotique (sic). On ne respire pas patriotiquement en germain, Scandinave, anglo-saxon, slave, latin, mongol, etc., on respire humainement. On doit surtout respirer physiologiquement. Le vrai patriotisme consiste tout d’abord à ne pas nuire à son pays, mais à en augmenter toutes les forces. La santé, par une bonne nutri-
Fig 4. — Tracé cyrtométrique d’adhérences pleurales à gauche. Avant le traitement de gymnastique respiratoire.
Fig. 5. — Tracé cyrtométrique d’adhérences pleurales à gauche.
Après le traitement de gymnastique respiratoire.
lion gazeuse, est la première de ses forces vives. La vie étant une oxydation, il faut oxyder et ne pas asphyxier.
Voici des tracés de tour de poitrine pris à ma clinique de gymnastique médicale, à Pau, sur un jeune homme de vingt ans, atteint d’adhérences pleurales à gauche, à la suite d’une pleurésie contractée au régiment. La courbe en trait
pointillé du tracé (Fig. 4) est celle de l'expiration forcée : la courbe en trait plein est celle de l'inspiration forcée. Le premier tracé, très asymétrique, aplati à gauche, a été pris le 26 mai 1902 au début du traitement ; le second, n* 2, a été pris le 3i juillet suivant, après vingt-cinq séances de
Fig. 6. — Traces cyrtomélriques superposés en inspiration, avant et après le traitement.
Fig. 7. — Tracés cyrtométriques superposés eu expiration, avant et après le traitement.
massage et dix séances de gymnastique respiratoire. Le tour de poitrine (cyrtométrie) a été pris à omo4 au-dessous des mamelons.
Les deux tracés en ligne pleine (Fig. 4 et 5) appliqués l’un sur l’autre (Fig. 6) permettent de constater que dans Vins-
piration le jeu de la cage thoracique a été modifié dans taxe antéro-postérieur. Tandis que la région slei*nale est projetée en avant, les deux régions latéro- postérieures du premier tracé se resserrent vers le centre selon deux lignes à peu près symétriques à droite et à gauche de la région dorso-costale. La cage thoracique s’est développée en avant de o,o55 millimètres dans son axe antéro-postérieur, soit près de 0,06 centimètres de gain pour l’amplitude thoracosternale. Dans l’ expiration, le gain du diamètre antéropostérieur est de 0,044. Dans les deux, tracés le gain de la région antérieure s’acquiert aux dépens des pertes des régions latérales gauche et droite. C’est la région malade gauche qui a bénéficié du traitement. Si le côté sain avait bénéficié du traitement proportionnellement au côté malade, le tracé aurait conservé une forme asymétrique tout en s’élargissant, ce qui n’est pas. Le côté droit de la poitrine, muscles et poumons, a fourni un travail supplémentaire, pendant que le côté gauche, impotent, se reposait ; il s’est déchargé ensuite de ce surcroît de travail dès que le poumon gauche a pu fonctionner plus librement. Ainsi s’établit l’équilibre vital, principe même et loi fondamentale de la nature dans toutes ses manifestations actives. Le corps humain 11’échappe pas à la loi universelle de cet équilibre des forces antagonistes.
A côté de cette loi d’équilibre je veux signaler un paradoxe respiratoire. Il semble que l’air ayant pénétré dans la trachée, qu’il vienne des deux narines ou de la bouche, ne forme qu’un seul courant allant également aux deux poumons par les deux grosses bronches dont l’éperon diviserait la totalité de l’air inspiré à leur bénéfice. Or, il n’en est rien, chaque narine paraît appartenir à chaque poumon ; la narine droite n’envoie de l’air qu’au poumon droit ; et la narine gauche, qu’au poumon gauche : deux courants existeraient dans la trachée. L’expérience semble prouver l’exactitude de ce fait. Si on obstrue expérimentalement une narine à un lapin, la déformation de la cage thoracique se produit du même côté de cette narine ; la clinique révèle d’autre part, que la déformation thoracique, chez les adénoïdiens, se produit du côté de la narine atteinte de végétations, même quand ces végétations sont peu volumineuses ; une petite végétation suffit, par sa présence seule alors même qu’elle n’obstrue pas le nez, ou le rhino- pharynx. L’ablation gauche ou droite de la végétation permet au côté similaire de la cage thoracique de se développer.
Ces constatations diverses ont une grande valeur au moment où les exercices physiques de plein air, exercices respiratoires par excellence, tendent à pénétrer dans la pédagogie et à prendre une place de plus en plus justitiée et prépondérante dans la vie de la nation par une éducation physique scolaire, post-scolaire et militaire mieux comprise et plus rationnellement appliquée d’après les principes biologiques. Ces principes sont basés sur la fonction respiratoire : celle-ci régit non seulement la physiologie, mais la psychologie par l’antagonisme qui existe entre la respiration et l’attention forcées ainsi que nous l’avons dit plus haut.
La respiration doit toujours être nasale, on doit inspirer et expirer par le nez sauf dans les grands mouvements respiratoires tels que dans la course vive accompagnée d’essoufllement. Ici, l’émission de l’air chargé d’acide carbonique doit être rendue plus large et plus rapide par l’expiration buccale. Il faut donc s’appliquer à entraîner et à éduquer les ailes du nez en vue d’une plus large ouverture des fosses nasales.
L’enfant en naissant ne respire que par le nez; et non par la bouche.
La bouche est la porte d’entrée du tube digestif. Le nez est la porte d’entrée des poumons. La structure du nez indique bien son rôle essentiellement respiratoire avec ses papilles nerveuses de l’odorat, protectrices. Les végétations adénoïdes, l’hypertrophie des amygdales, les déviations de la cloison du nez obstruent les voies respiratoires. Il y a donc nécessité à procéder à l’inspection fréquente des voies respiratoires de chaque élève. Le pouvoir d’attention est modilié par le pouvoir de respiration. Les élèves dont les voies respiratoires sont obstruées sont généralement en retard dans leurs classes. L’enfant ne sait pas respirer. On doit l’obliger à bien respirer, surtout au cours d’une leçon de gymnastique. J’utilise le moyen suivant. Je fais arrondir les lèvres comme pour siffler. Je fais alors inspirer et expirer fortement par la bouche, la tonalité du son à Y inspiration est différente de la tonalité du son à l 'expiration. L’oreille saisit tout de suite la faute respiratoire, commise à l’inspiration ou à l’expiration. On peut ainsi la corriger. Il n’en est pas de même quand la respiration est nasale ; celle-ci est à peu près silencieuse. Quand l’éducation de la respiration est ainsi faite, et si les voies nasales sont libres, on oblige alors l’exécutant à ne respirer que par le nez.
Exercices respiratoires à faire exécuter au cours
ci’iiuc classe.
Pour délasser l’attention au cours d’une classe, il faut ouvrir largement les portes et les fenêtres ; faire placer les élèves debout entre les bancs, puis, d’après les effets psycho-physiologiques que le maître veut obtenir, faire exécuter des mouvements rythmés de respiration nasale avec ou sans pas gymnastique, soit sur place, soit dans la classe, avec ou sans chant.
Ier degré : pour une très légère ; détente. — Fixe, Croix, Invocation, Croix, Aile fermée, Aile ouverte, Croix, Invocation, Invocation ouverte, Croix, Aile fermée, Aile ouverte, Croix, Fixe. Le corps s’élève en pointé en inspiration, chaque fois que les bras passent en Croix et en Invocation.
2° degré : pour une détente profonde. — Fixe, Aile baissée, Invocation (3 fois), Croix, Aile fermée, Aile ouverte, Croix (2 fois), Fixe, Croix, Invocation, Croix, Tendu arrière, Croix, Fixe (2 fois), Hanche, Losange pointé, Redressement (2 fois), Debout équerre, Pédale (10 fois), Pointé (10 fois), Fixe.
3e degré : pour une détente très profonde. — Ajouter aux exercices du 20 degré la marche chantée, suivie du pas gymnastique et terminée par le Pas suédois.
Tous ces exercices ne doivent pas durer plus de 1 à 3 minutes. Ils peuvent être repris toutes les demi -heure ou tous les trois quarts d’heure, d’après l’intensité de l’attention provoquée, la fatigue cérébrale et l’âge des élèves. Plus les élèves sont jeunes, plus les exercices respiratoires doivent leur être appliqués. Ces exercices permettent au cerveau de reprendre facilement sa fonction intellectuelle, ce qui lui serait pénible s’ils étaient trop prolongés. L’ Inspiration doit toujours accompagner le soulèvement; et l’Expiration , l’abaissement des bras.
A l’époque des examens de lin d’année ou de fin d’étude, les mouvements de gymnastique respiratoire donnent d’excellents résultats ; il faut alors savoir les utiliser, mais ne pas en abuser. Ils permettent ainsi au cerveau de mieux fonctionner sans fatigue ni surmenage, avec un meilleur rendement, en le décongestionnant et en le délassant de sa tension nerveuse.
Les mouvements de gymnastique à exécuter à la période de l’effort cérébral, que cet effort soit donné en vue des
examens ou pour toute autre raison, sonL des mouvements de jambes attirant le sang aux pieds et provoquant une meilleure circulation veineuse de retour. Ces mouvements doivent être accompagnés de mouvements lents des bras pour le soulèvement des côtes eL pour l’élargissement de la cage thoracique de dedans en dehors. Chaque extension des jambes ou des bras doit être accompagnée d’une profonde inspiration ; et chaque flexion, d'une profonde expiration. C’est généralement tout le contraire qu’on fait surtout pour les jambes, où on inspire pendant leur flexion, et où on expire pendant leur extension.