CAGE THORACIQUE
A) Clavicule. — B) Omoplate. — C) Humérus. — DDD) Côtes. E) Sternum. — F) Fausse Côte.
G) Vertèbre lombaire. — II) Vertèbre cervicale.
l’élasticité des ai'ticulations costales thoraciques supérieures alin de faciliter une circulation plus active aux sommets des poumons, siège des congestions. Elle doit libérer le cœur qui sans cela s’hypertrophie en battant dans une poitrine à cloisons resserrées.
Le cœur dans ce cas peut être comparé à un pendule dont les oscillations augmentent de rapidité en raison inverse de leur amplitude.
Le cœur, dans les exercices physiques, bat d’autant plus vite et plus fort qu’il est plus opprimé. Des manœuvres
spéciales et délicates agissant sur chaque point d’appui costo-vertébral, associées à des mouvements des bras et de la ceinture musculaire abdominale, développent très rapidement et très complètement la cage thoracique. Toute la difficulté consiste à savoir mettre en fonction antagoniste les muscles inspirateurs sus -diaphragmatiques et les muscles expirateurs sous - diaphragmatiques en lixant leur point d’appui. L’application rationnelle du mouvement est une science très délicate et toute nouvelle.
C’est une erreur de croire que le muscle est le premier facteur du mouvement. Par ordre de valeur fonctionnelle intrinsèque vient en première ligne : i° le système nerveux ; puis viennent 2° le système
respiratoire ; 3° le système circulatoire ; 4° le système digestif ; 5° le système articulaire et osseux et 6°, en dernière ligne, le système musculaire. Le dynamisme du muscle, constitué par son élasticité, sa tonicité et sa contractilité ne provient pas tant du muscle lui-même que i° du système nerveux, par l’influx neurique ; 2° de la respiration, par l’oxygénation du sang ; 3“ de la circulation, par l’apport du plasma sanguin ; 4° de la digestion, par l’apport des matériaux plastiques ou combustifs, azotés et hydro-carbonés ; 5° du système articulaii-e et osseux, par les points d’appui des leviers aux articulations et par la rigidité osseuse des bras de leviers euxmêmes. Le muscle est un agent de force ; il n’est pas la seule force. En éducation physique, c’est encore ce qu’on ne voit pas qui est la vérité, et ce qu’on voit, qui est l’erreur.