PR0PRI2TÉS ET PERSONNES DE CONDITION ROTURIÈRE
Au commeocement même de la féodalité, au x* siècle, le peuple des villes et des campagnes était soumis à toute sorte d'exactions (0 de la part des seigneurs engagés dans des guerres privées continuelles les uns contre les autres. Au-dessous des nobles se trouvaient une multitude considérable de serfs ou de personnes réduites à une condition voisine de la servitude. Les pauvres gens étaient taillables et corvéables à merci et miséricorde , et sans doute le souvenir des différences qui existaient antérieurement entre les colons , les lides et les serfs véritables s'était effacé , tous les manants ou gens de poeste étant réduite à la même misérable condition. Mais vers le xi** siècle , il commença à s'élever au sein de la société féodale une nouvelle classe de personnes jouissant d'une liberté relative. Dans les campagnes les serfs, affranchis moyennant le paiement de certaines redevances stipulées par le seigneur, devinrent censitaires et hommes libres, et dans les villes les bourgeois, c'està-dire les habitants des bourgs ou cités, se soulevant contre les seigneurs, réussirent souvent, avec l'aide de la royauté, à obtenir des chartes d'affranchissement.