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il a été question plus haut S et dont l'opposé est la légèreté qu'on attribue ordinairement à la jeunesse. En eiîet, l'individu léger ne se souvient pas de ce qu'il a voulu : il a besoin d'être tenu par la culture morale. Pour préciser davantage, nous dirons qu'on peut le tenir à quelque chose ou loin de quelque chose.
La première condition à laquelle doit satisfaire la culture morale pour atteindi^e ce but est la discipline, et Y obéissance qui en est le résultat. Il suit de là que l'enfant, dans le cas où on voudrait commander , n'oserait pas résister. Mais on commande rarement , et seulement dans les cas d'absolue nécessité : autrement l'enfant ne pourrait pas se développer; et si on le faisait sans motifs visibles et urgents, avec des enfants qui avancent en î\ge, l'obéissance ne durerait plus longtemps. Or, pendant la période où le gouvernermmt ne s'exerce pas, il faut pourtant que l'enfant ne soit pas abandonné à une liberté sans frein, il faut qu'il sente toujours, si doucement que ce soit, qu'il ne doit pas dépasser certaines limites : c'est le résultat (ju'on doit obtenir par la culture morale, en tant qu'elle se propose de tenir l'individu.
Mais l'élève même docile en général n'obéit j)as à tout le monde, ni en toutes circonstances, ni toujours complètement, sur-le-champ et sans résistance; s'il arrive qu'il n'obéisse pas à des paroles douces il obéira encore moins si on le traite durcMuent. Il faut sans doute que l'éducateur sache s'il est soutenu, — le père doit avoir décidé en lui-même jusqu'où il irait au besoin dans les mesures de rigueur ; le précepteur doit savoir sur quel appui il peut compter de la part des parents, et le maître d'école, jusqu'à quel point l'oblige l'autorité supériem'c : mais alors la culture morale serait ramenée au goui^erncment , et c'est ce ([u'il faut éviter autant que possible. Les cas regrettables où on ne peut l'éviter sont presque