DEUXIÈME PÉRIODE : DE QUATRE A HUIT ANS Q
promenades instructives, la fréquentation des autres pei'sonnes, les occupations diverses et tout ce qui en . résulte, c'est-à-dire les habitudes, Vendurcissenient, le jugement moral et les premières impressions religieuses, et en partie aussi avec les exercices de lecture.
ai. Les premiers éléments de V enseignement synthétique : la lecture, ïécriture, le calcul, les exercices de combinaison les plus faciles, et les premiers exercices intuitifs rentrent dans les dernières années de cette période, lors même que Tenfant ne serait pas encore capable d'attention soutenue pendant une heure entière. Dans ce cas, on se contentera d'un temps plus court, car le degré de ï attention est plus important que la durée.
On remarquera la difïerence qu'il y a entre les matières d'enseignement qui ont été énumérées. Compter, combiner, voir, sont des opérations liées au développement naturel de l'esprit : V enseignement n'a pas à les produire, mais simplement à les activer. Aussi doit-on, au début, procéder autant que possible analxtiquement. I^a lecture et l'écriture, au contraire, ne peuvent s'enseigner que sjmthétiquement , bien qu'on doive commencer par Yanalyse des sons de l'alphabet.
I" I^s exercices de combinaison *, — généralement tout-à-fait négligés, et bien à tort, — sont des plus faciles, et peuvent aussi rendre plus faciles bien des choses : ils conviennent surtout pour les enfants. Deux objets placés l'un à droite, l'autre à gauche (ou l'un devant l'autre, ou l'un au-dessus de l'autre) peuvent être changés de place ; tel sera le premier point. Trois objets peuvent se placer (en ligne) de six manières : second point. Une des questions les plus faciles est celle-ci : Combien de paires peut-on former dans un nombre d'objets donnés? Les circonstances détermineront jusqu'où on peut pousser ces exercices. Seulement il ne faut pas prendre des