I. Voir page 166, § i
lettres de Talphabet, mais des objets, ou encore les enfants eux-niôines, pour les déplacer, les combiner et leur faii'e prendre des positions variées. Tout cela devra en partie avoir l'air de s'enseigner en jouant.
a° Pour les premiers exercices intuitifs, on se servira de lignes droites, perpendiculaires ou obliques entre elles (ou encore d'aiguilles à tricoter se combinant et se croisant de plusieurs manières, puis de pions de damier, et autres objets analogues); ensuite on utilisera de la même manière le cercle avec ses divisions et ses aspects nmltiples.
3° Pour le calcul, il faut également se servir d'objets sensibles (par exemple de pièces de monnaie), qu'on compte et qu'on arrange de dilférentes manières pour mettre sous les yeux les sommes, le^ différences, les produits ; pour commencer, on s'en tiendra aux petits nombres, jusqu'à douze ou vingt, par exemple.
4° Pour la lecture, on se servira de lettres et de chiffres sur des ])etits morceaux de carton faciles à combiner de différentes manières. Si les progrès sont lents, ce n'est pas une raison pour négliger le reste de la culture intellectuelle, comme si la lecture en était la pi^emière condition : car celte étude réclame souvent beaucoup de patience, et elle ne doit jamais avoir pour résultat d'indisposer les enfants contre le maître et les livres.
5*» On amènera l'enfant à Vécriture par le simple dessin, qui doit se combiner avec les premiers exercices intuitifs* L'étude de ïécriture, une fois commencée, favorise celle de la lecture,
aa. Mais, là .encore, un certain nombre d'individus restent en retard : ils sont d'abord sur])ris par les exigences d'une étude qui leur est désagréable, puis ils finissenrt par se résigner au sentiment de leur incapacité. Dans un grand nombre d'écoles, où quelques sujets tiennent toujours la tète et où la masse cherche à suivre le courant, on arrive à des résultats plus rapides : mais c'est plutôt par imitation que par la liaison intime des idées. Encore y a-t-il des retardataires que le dépit décourage profondément.