DES CAS SPÉCIAUX EN MATIËRE D'ENSEIGNEMENT
Esqms*f, I. La détermination plus précise de l'instruction k donner
peut dépendre : de la nature des différentes matières d'enseignement, de l'individualité des élèves, et des circonstances extérieui^es de la vie morale.
a. Lorsqu'on a en vue la multiplicité des connaissances et rérudition dans un grand nombi^e de branches, chaque science réclame pour elle seule une étude approfondie. C'est à ce point de vue que se place TÉtat, qui a besoin d'un grand nombre d'individus ayant une culture spéciale, pour en faire un tout, et c'est pour cela aussi qu'il répand l'instruction, organise des établissements où on la donne, sans se demander quels sont les individus qui se l'assimilent, si ce n'est au point de vue de leur emploi futur *.
3. Le point de vue opposé, d'après lequel on doit tii'er de chaque individu le meilleur parti possible, sera au contraire celui des familles, qui,. elles, s'intéressent à leurs membres. Il y a là une difl'éi'ence qui ne doit pas leur échapper, et elles devront, par conséquent, se soucier non pas du degré des aptitudes particulières des individus, mais de la culture générale (ju'ils peuvent acquérir.
4. Ceci se rattache à la distinction entre les divers intérêts et les aptitudes. Mainte aptitude peut s'acquérir par l'efToii;, mais si Y intérêt correspondant fait défaut, elle est inutile pour la culture générale.