DISTINCTION DES DÉFAUTS EN GÉNÉRAL
Mais ce défaut se manifeste avec plus ou moins de force suivant Taction qu'a exercée le premier entoui*age de Tenfant. Si cette action a été dispersante, il s'accroît, malgré de bonnes dispositions uatui'elles, dans des proportions inquiétantes . Si au contraire une certaine autorité, d'ailleurs nécessaire, s*est exercée avec persévérance, il arrive que Tadolescent s'élève à un degré que Fenfant ne pouvait faire espérer. Mais il importe surtout qu'une vivacité superficielle (accompagnée peut-être d'idées drôles, de gamineries hardies, etc.), n'égare pas le jugement de l'éducateur au point de vue de lui faire voir là l'heureux indice de talents qui se développeront plus tard. Les talents se révèlent par des efforts constants, même dans des circonstances moins favorables; et il ne faut pas songer à en favoriser le développement tant que ces efforts ne se sont pas manifestés.
Les deux derniers défauts dont il vient d'être question, quoiqu'ils aient pu se révéler au cours du temps, n'en sont pas moins inhérents à Y individualité ^ et peuvent être atténués, mais non tout-à-fait extirpés.
10. U est infiniment plus facile de combattre l'élan des natures énergiques qui sont capables d'un vif enthousiasme. Le remède se trouve visiblement dans une excellente instruction^ aussi solide que variée, qui prépare et tende à la cohésion des idées et à la réflexion.
11. 11 eût encore été plus facile d'éviter au début certains défauts qui, dans les premières années sont le fait du gouvernement ou de Vinstruction, ou de la culture morale, ou de Tabsence de ces trois choses. Mais la difficulté de l'amélioration à cet égard croît très rapidement avec le temps. On remarquera en général qu'on a lieu de se féliciter extrêmement lorsqu' après les négligences du début, Fenfant, grâce à une meilleure direction, commence à faire quelques-unes de ces questions si fréquentes à Vèige de six ou sept ans K