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L*ÉTAT ET LA FAMILLE

lo. Il faut donc que réducatiou soit autant que possible rendue aux familles. Et alors, dans beaucoup de cas, on ne pourra se passer de maîtres particuliei's. Ces maîtres, qiii devront être pourvus d'une excellente instruction scolaire, seront d'autant plus indispensables que les gymnases produiront davantage.

Il y a lieu de remarquer aussi que renseigiicment le plus savant n*est peut-être pas le plus difficile, mais au contraire le plus facile, parce qu'il est donné avec le minimum de changements, tel qu'il a été reçu. C'est donc une illusion de croire que les précepteurs en général ne sont bons qu'à remplacer les maîtres des classes inférieures du gymnase. La diificulté de beaucoup la plus grande résulte de ce que , si habiles et si actifs qu'ils soient, ils ne peuvent donner autant d'heures de leçons qu'une école, et qu'il devient alors nécessaire d'exiger de l'élève plus de travail personnel. D'ailleurs, les élèves bien doués aiment précisément mieux cela qu'un enseignement qu'on est obligé d'approprier à un grand nombre et qui pour cette raison n'avance que lentement.

Mais l'éducation dans la famille suppose que les principes de saine pédagogie régnent à la maison, et que ce ne sont pas des chimères ou des demi-connaissances qui en tiennent lieu. •

Cela est d'autant plus nécessaire lorsque les maîtres, privés ou publics, changent fréquemment, et que ces changements ont pour conséquence des inégalités dans V instruction et le traitement des élèves, auxquelles on est obligé de remédier.

I. L*ouvrage célèbre de Niemeyer : Principes de Véducation et de Venaeignement, est accessible à tout esprit cultivé, et répandu depuis longtemps déjà. U.

Fae. flr Lille. Tomk IV. — A. 2i.

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