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I. Ilerbart a sans doute voulu dire trois

56 DE l'éduCxVtiox proprement dite

trompeuse pour le lecteur, et qui, au point de vue do la science, touche plus inmiédiatenient tous les points; toutefois, cette voie n'est guère avantageuse pour approfondir et résumer définitivement l'ensemble , parce ([u'il reste toujours quelque trace des divergences de vues, et qu'il manque toujours quelque chose pour que la fusion de ces éléments de nature diverse soit aussi complète que possible. Ceci s'adresse à ceux qui se sentent appelés à prononcer comme juges, ou pour mieux dire, à fonder eux mômes, par leui's propres ressources, une pédagogie.

9. La nature même de la chose empêche (}u'il y ait unité de but en pédagogie. En effet, tout doit dériver de cette uniijue pensée : L*éducaleur représente Vhomme futur dnns Venfant ; par conséquent il doit donner comme buts à ses efforts présents ceuxlà mêmes que r enfant se fixera à l'âge adulte, et il doit à Vacance préparer les choses de telle façon que ces buts soient faciles à atteindre en eux-mêmes. Il ne doit rien faire qui puisse décourager l'activité de Thomme futur, et pour cela il ne doit pas la fixer d'ores et déjà à certains points particuliers, ni l'affaiblir non plus en la dispersant ; il ne doit rien laisser perdre ni en force ni en étendue , qu'on puisse lui réclamer plus tai'd. Que cela présente plus ou moins de difliculté. il y a toujours une chose bien claire : cest que y les aspirations de r homme étant multiples, les préoccupations de r éducation doivent aussi être multiples,

10. Cela ne veut pas dire toutefois que les nombreux éléments qui constituent l'éducation ne puissent facilement être subor donnés à un ou plusieurs princi[)es formels '. Au contraii*e. le domaine des choses que l'enfant doit plus tard se [)roposer d'atteindre se divise pour nous, dès maintenant, en deux parts :

I. An point de vue st'ienlilîquc. j«» «lois ici fairr reniar<|urr que 1rs principes et les formules aux({uels on peut simplement subordonner des éléments divers sans que ceux-ei en découlent d'une façon rigoureusement nécessaire, ne sont pas pour moi des principes. 11.

DIRECTION MULTIPLK DE l'iNTEHÊT 67

la preniièpe comprend les choses siinplenicnt possibles, qu'il pourra peiit-tHre un jour atteindre et poursuivre à son ^ré sur une plus ou moins ji^rande étendue, — et la seconde, bien nettement séparée et distincte, renferme les choses qu'il faut considérer comme des buts nécessaires, et qu'il ne se pardonnerait jamais d*a>oir négligées. En un mot, le but de l'éducation se divise lui-même en deux catégories de buts différents : les uns, qui dépendent du iibre choix (non pas de l'éducateur, ni de Tenfant, mais de Yhomnie futur), et les autres, qui sont détenninés par la moralité. Ces deux rubriques principales se présentent immédiatement à l'esprit de quiconque n'a pas oid>lié les principes fondamentaux de la morale.

Buts possibles et but nécessaire de l'éducation :

moyens de les atteindre

I* Direction multiple de r intérêt,

11. Comment l'éducateur pourra-t-il à l'avance faire siens les buts futurs simplement possibles de l'enfant?

12. L'objectif môme de ces buts, n'étant qu'ime affaire de libre choix, n'oflVe à l'éducateur aucun intérêt. Seule, la i^olonté même de l'homme futur, et par suite la somme des exigences qu'il aura envers lui-même de par cette volonté et avec elle, fait l'objet du bien vouloir de l'éducateur ; et la force, la joie primitive, l'activité avec les(iuelles le pi»emier devra satisfaire à ses propres exigences , tout cela fait pour le second l'objet d'un jugement basé sur l'idée de la perfection •. Ce n'est donc pas un certain Aombre de buts particuliers (impossibles à connaître d'avance), qui se présentent ici à notre esprit : c'est l'activité, en général, de l'homme qui se développe, — le quantum de force vive et

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