ET DU COMMERCE DES HOMMES
PM. gén., I* C'est folie d'abandonner riionime à la nature, ou même de
f^'i-ih. ' vouloir l'y ramener par l'éducation. En effet, qu'est-ce que la nature de l'homme? Les stoïciens en firent un point d'appui aussi commode pour leur système que les épicuriens. La nature humaine, qui semble destinée par sa disposition même aux états les plus divers, flotte dans une telle généralité, que le soin de la déterminer, de la parfaire, appartient absolument à l'espèce. Le navire que l'art le plus habile a construit de manière à lui permettre, par toutes ses oscillations, de céder aux flots et aux tempêtes, n'attend que le pilote qui lui montrera son but et dirigei*a sa course suivant les circonstances.
a. Nous savons quel est notre but. La nature fait mainte chose qui peut nous aider, et l'humanité, sur le chemin qu'elle a déjà parcouru, a beaucoup recueilli : c'est à nous de combiner les ressources que nous oflrent l'une et l'autre.
3. L'homme va de la nature à la science par Yexpérience, et le commerce avec ses semblables le conduit à la sympathie, Ij expérience ^ bien qu'elle soit notre guide à travers toute la vie, ne