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RAPPORTS DE L'INSTRUCTION AVEC LE GOUVERNEMENT

Uçuisse, I. L'instruction fournit une partie des occupations sur les-

quelles repose le gouvernement des enfants, et qui varie d4mportance suivant les circonstances.

En tout état de cause, il faut que les enfants soient occupés, car Toisiveté conduit au mal et à Tindisciplinc. Si l'occupation qu'on leur donne consiste en un travail utile (par exemple un travail manuel ou un travail des champs), cela n'en vaudra que mieux. Et ce qui sera encore préférable, c'est que Toccupation devienne un moyen d'enseigner et d'apprendi'c quelque chose qui contribue à la culture de l'individu pour l'avenir. Mais toute occupation ne constitue pas un enseignement, et dans les circonstances où il devient déjà dillicile de gouverner les enfants, l'étude n'est pas toujours l'occupation qui convient le mieux. Il est tels enfants qui, en grandissant, se soumettent plus volontiers à l'ordre chez un patron, un artisan, un commerçant ou un agriculteur, qu'à l'école. Le gouvernement a un domaine plus étendu que l'instruction,

a. ^instruction a ceci de comnmn avec la culture morale, que toutes deux concourent à la formation de l'individu, et par conséquent à son avenir, tandis que le gouvernement ne s'occupe que du présent. Mais ici une distinction est nécessaire : car il s'en faut que toute instruction soit pédagogique. Quand une étude est entreprise dans un but d'intérêt ou d'avancement, ou même simplement par goût, on ne se soucie pas de savoir si par là l'homme

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