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CULTURE MULTIPLE lOQ

Tégoïste, quand bien même il ne s'en doute pas : car il rapporte tout au cercle étroit pour lequel il vit et il pense. G*est dans ce cercle que se renferme sa force intellectuelle; ce qui Tintéresse en tant que moyen pour atteindre son but limité, devient un fardeau pour elle.

3. En ce qui concerne le principe de la vertu, il faut rappeler que si la variété même de Vintérêt direct^ tel que Tinstruction doit le produire, ne constitue pas à beaucoup près la vertu, en revanche, plus l'activité intellectuelle primitive est restreinte, moins on peut compter sur la vertu, surtout dans la variété de ses manifestations possibles. Les individus obtus ne sauraient être vertueux, car la vertu demande des âmes éveillées.

Remarque. — L'idée de la perfection * ressort, parmi les autres idées pratiques, comme la première qui réclame l'attention de l'éducateur. Or, cette idée nous amène à considérer trois sortes de choses : Fénergie des efforts intellectuels, leur étendue, leur combinaison. L'énergie est indiquée par le mot intérêt , l'étendue par le terme culture multiple ; quant à la combinaison, nous allons en parler immédiatement.

4. Non seulement l'étroitesse exclusive, mais encore la disp^sion est l'opposé de la culture multiple. La vertu est la qualité de l'individu ; la culture multiple doit être la base de la vertu; il est donc certain que l'unité de la conscience personnelle ne doit pas en souffrir, ^instruction doit développer l'individu en beaucoup de sens, et non par conséquent produire la dispersion, ce qui n'arrivera pas chez celui qui embrasse facilement d'un coup d'oeil un savoir bien ordonné , qui sait le voir dans toutes ses relations, et, le retenant dans toutes ses parties, en faire sa chose propre.

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