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DIFFÉRENTS POINTS DE VUE DE l'bNSEIGNEMENT i5i
quelques services. Pour ï histoire, on utilisera le penchant qye montrent les enfants à se faire raconter quelque chose. Ces récits étant tirés en partie d'anciens livres écrits en langues étrangères, qui ont été autrefois parlées en réalité, il faudra souvent le mentionner en passant, avant d'aborder l'étude même de ces langues, et même après Favoir commencée.
11 est superflu de démontrer l'utilité des matières réaies de l'enseignement. La jeunesse n'agit pas pour des fins éloignées, elle se met en mouvement dès qu'elle sent qu'elle peut faire quelque chose, et ce sentiment de son pouvoir, il faut l'éveiller en elle.
Qi. La géométrie a, au point de vue du rattachement aux notions antérieures, d'autres avantages que l'on a commencé seulement depuis peu à utiliser sérieusement. Les figures de bois ou de carton, les dessins, les clous, les tiges, les fils de métal flexibles, les fils ordinaires, Temploi de la règle, du compas, du rapporteur, la manière de compter les pièces de monnaie en rangées longues ou courtes, parallèles et non parallèles, — voilà autant de procédés qu'on peut à volonté offrir aux yeux et relier à d'autres objets sensibles. On peut en tirer des occupations et des exercices réguliers, et on le fera d'autant plus que l'on comprendra mieux que les notions sensibles, lorsqu'elles ont une force suffisante, constituent la base la plus sûre d'un enseignement dont le succès sera très différent suivant que l'élève aura établi en lui-même les notions de l'espace de telle ou telle façon. C'est ce que ne comprennent pas, il est vrai, ceux qui considèrent une fois, pour toutes l'espace comme une forme du monde sensible, dont la notion existerait d'une manière égale dans toutes les intelligences humaines *. L'expérience apprendra le contraire à l'éducateur pratique, s'il en tient compte comme il convient : car c'est précisément en ce point que les individus diffèrent surtout les uns des autres. Il est rare qu'ils arrivent