I. Critique des théories de l'école de Kant
l5a MATIÈRE DE l'eNSEIGNBMENT
d\eiix-mômes aux constructions géométriques; on rencontre plus fréquemment Fhabileté pour le dessin, c'est-à-dire pour l'imitation des choses existantes.
Il est aisé de tirer des conceptions géométriques, par l'abstraction, des notions arithmétiques, et il ne faut pas croire que cela soit superflu, même lorsque Tétude du calcul est en pleine marche.
QQ. Les deux langues classiques de l'antiquité n'ont pas, — du moins pour les Allemands, — l'avantage de se rattacher aisément aux notions antérieures; en revanche, le latin possède l'avantage de préparer le terrain, même avec de faibles progrès, aux langues étrangères modernes les plus indispensables. Ceci va à rencontre de l'usage, autrefois si fréquent, qui consistait à commencer par le français. Quant à rattacher invei-sement l'étude du latin à celle du français, aucun philologue ne l'admettra guère, attendu que les gallicismes sont très nuisibles à la bonne latinité, indépendamment d'autres raisons.
Le long travail que nécessite l'étude des langues anciennes suffit à montrer qu'il est bon de s'y mettre de bonne heure. Parce que le latin est plus étranger aux Allemands, il n'en faudrait pas conclure qu'on doive s'y mettre tard : au contraire. 11 faut seulement en diriger l'étude lentement dans les premières années de l'enfance. Le son des langues étrangères doit être entendu de bonne heure, afin d'atténuer tout ce qui peut surprendre l'enfant par son étrangeté. Déjà le petit garçon saisit facilement les mots latins isolés; on pourra bientôt passer à des phrases très courtes, de deux ou trois mots ; mais il pourra toujours arriver qu'elles échappent à sa mémoire un certain temps. Qui dit oublié ne dit pas encore perdu. La difficulté réside dans la quantité de choses étrangères qui s'accumulent dans les phrases d'une certaine longueur; elle est encore dans les divers modes d'enchaînement des phrases suivies ou dans les différentes
manières dont certains membres de phrase s'insèrent les uns dans les autres, dans l'arrangement des mots, dans la con-