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DE LA MANIÈRE DANS L'ENSEIGNEMENT

fi^*^*2k"/i,; I. La manière n'est nulle part bienvenue, et elle se ti»ouve partout ! Comment n'existerait-elle pas? chacun de nous l'apporte avec son individualité, et dans toute collaboration, comme celle du maître et de l'élève, dont il s'agit ici, elle intervient des deux côtés.

Q. Cependant les hommes s'habituent les uns aux autres, du moins jusqu'à un certain degré. Au-delà de ce degré commence l'insupportable , qui devient de plus en plus déplaisant par la répétition. C'est à ce genre qu'appartient l'afTectation , et aussi tout ce qui nous impressionne directement d'une façon désagréable. De ces deux choses, l'une ne se pardonne pas, parce que c'est un défaut volontaire, et l'autre met la patience à bout, parce que Timpression du désagréable s'accentue par la répétition.

3. Il serait à désirer que toute manière affectée fût bannie de

ïenseignement ! Que l'on interi'oge ou que l'on enseigne, que Ton se montre plaisant ou pathétique, que l'on prenne un ton poli ou sévère, tout cela devient déplaisant dès qu'on voit que c'est voulu et cherché, et que cela ne ressort pas spontanément de la nature de la chose enseignée ou de Thumeur de celui qui enseigne. Mais un grand nombre de choses et de situations donnent lieu à autant de genres d'exposition et de tournures; c*est pourquoi la quantité de ce que* les pédagogues ont si abondamment inventé et recommandé sous le nom pompeux de méthodes s'accroîtra encore beaucoup, et que telle ou telle de ces méthodes pourra s'appliquer ici ou là, sans que l'une ait des

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avantages absolument marqués sur Tautrc. L'éducateur doit avoir à sa disposition une ample provision de tournures; il doit les varier avec facilité, se guider suivant Toccasion, et, tout en jouant

avec le fortuit, faire ressortir d'autant plus YessentieL

4. Toute manière qui réduit Tauditcur à un rôle passif en l'obligeant à la pénible nécessité de faire abnégation de sa liberté de mouvement, est désagréable et oppressi\ie en elle-même. C'est pourquoi le discours suivi doit émouvoir l'âme en y excitant constamment l'attente ; ou bien, si l'on ne peut y parvenir, — et c'est bien dillicile avec les enfants, — il faut renoncer à donner à son discours une forme suivie, et se permettre au contraire des interruptions, les provoquer môme. La meilleure manière est celle qui donne le plus de liberté dans les limites que le travail présent oblige à observer. — Il faut d'ailleurs que le maître fasse toujoui*s en sorte de se mettre et de mettre son élève à l'aise ! Cliacun a sa manière propre , dont il ne peut guère s'écarter sans perdre Taisance et la facilité. Aussi, tant que cela ne peut causer de dommage essentiel, — veniam damas petimusque vicissim •.

I. (I Nous donnons la permission et nous la demandons ù notre tour. »

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