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DES PLANS D'ÉTUDES

Des plans d'études

Péd. gén., I. Un coiip (l'œil siilfit pour voir qiie les tablcuix qui pré-

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jii5o-57. cèdent - ne constituent pas un plan d'études : car on y trouve maintes choses qui ne comportent pas un arrangement triieures déterminé et régulier, mais qui, au contraire, supposent certaines occasions où elles peuvent iHre mêlées a un enseignement quelconque : c'est le plan d'études qui prépare ces occasions. Mais il ne peut éti^e tracé avant que Téducateur ait mi\i*ement examiné la masse d'idées indiquée dans ces tableaux, qu il y ait introduit tout son savoir, et qu'il ait en outre suilisamment étudié les besoins de son élève. Ce sont là autant de conditions fortuites qui n'ont rien de commun avec Tidée générale de la culture multiphi, et auxquelles le plan d'études doit se soumettre pour être eificace. Or, cette elïicacité est le produit commun des forces individuelles réunies de l'éducateur et de rélève; il s'agit de tirer de celles-ci, telles qu'elles se présentent, le meilleur parti possible.

2. La question de savoir dans quelle mesure et de quelle manière l'enfant vient de lui-même au-devant de l'éducateur

1. Uerhurt u traité ce sujet spécial avec plus de dévclopprincnl dans les tieux mémoires intitulés : « Ûber Erziehung unter nffentticker Mitwirknng' » iSio. et « Pndag'ogisches Gntuchten ûber S<'hulklassi*n und deren Umwandlung » iSiH {Œuvres pédagogiques, éd. Sallwùrk, vol. 2, pp. 23i> et 273).

a. Voir les notes des pa^es i5*J et 178.

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a une grande importance. Un enseignement commencé de bonne heure et qui sera surtout synthétique, peut compter dans une certaine mesure sur la puissance qu'il exerce par les choses mêmes qu'il donne. Mais pour V enseignement analytique, c'est Tenfant lui-môme qui devrait, à vrai dire, en fournir la matière, surtout dans les dernières années, où la provision d'expérience courante est épuisée et où il n'y a plus d'autres choses dignes d'être analysées que celles qui ont pénétré dans les profondeurs de l'âme. Ce qui le prouve, c'est ce fait démontré par l'expérience, que l'influence de la pédagogie, chez les jeunes adultes qui s'ouvrent franchement, est trés prompte et, surtout au début (du moins aussi loin que porte Yanalysë), presque merveilleuse, tandis qu'avec ceux qui restent renfermés, tous les eflbrts sont inutiles ! 3. Le véiîtabie véhicule de V enseignement analytique^ c'est la conversation, fournie et entretenue par une lecture libre, et, quand il se peut, relevée par des compositions écrites que l'élève et le maître se soumettent réciproquement. La lecture, faite dans ime langue déjà connue, doit oflHr maints points de rapprochement avec l'élève et ne pas présenter un intérêt tel que les fréquentes interruptions, ou même des digressions peut-être longues, puissent devenir insupportables. Les compositions ne devront être ni longues ni rédigées avec art, mais écrites de manière a présenter le sujet, qui doit (Hre emprunté à la conversation . avec le plus gi*and soin et une netteté parfaite, et à faire ressortir Tidée principale par une expression claire et frappante . Elles doivent prouver que l'Ame s'était concentrée dans son sujet. Si l'élève n'y réussit pas, le maître pourra mieux faire. Il pourra, là où c'est nécessaire, provoquer l'émulation et la discussion pour stimuler la lenteur et la mollesse, à la condition de ne pas se laisser entraîner lui-même ! — Dans une éducation tardive, on doit attacher ime grande importance à ces sortes d'exercices et chercher à les diriger en tous sens, de manière à toucher peu à peu tous les points de Yintérêt, Mais, pour

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