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SES RAPPORTS AVEC L^ÉDUCATION DU CARACTÈRE

But de la culture morale

â'jéîTée ^4» Si nous avons pu déjà définir le but de Yinstruction

par ce principe : perfectionne-toi *, il faut comprendre dans la direction morale des enfants, qui, avec Yinstruction et en la complétant, constitue Véducation, tout l'ensemble de la çertu. Mais la çertu est un idéal , dont F état le plus proche est exprimé par le mot moralité. Or, puisque la jeunesse passe en général de Yéducabilité à l'état de culture, c'est-à-dire d'un état indéterminé à un état fixe -, de même cet avancement progressif vers la çertu doit consister en une fixation d'état. Si la moralité est chancelante , cela ne sufiit pas ; et d'autre part il est mauvais que quelque chose d'immoral prenne un état fixe. C'est pour marquer l'exclusion de ces deux états qu'on exprime le but de la culture morale par ces mots : énergie du caractère moral. i5. Dans le caractère comme dans le moral il y a bien des distinctions à faire, dont il sera question plus loin. Pour le moment, il faut rappeler que cette forme déterminée de la Qolonté qu'on appelle caractère , repose non-seulement sur le vouloir, mais encore sur le non-vouloir. Ce non-vouloir est tantôt un vouloir incomplet, tantôt un vouloir négatif, un vouloir qui repousse, qui exclut. Avec un gouvernement sévère, qui interdit l'accès à tout ce qui pourrait écarter de la bonne voie, il se manifeste plutôt un vouloir incomplet qu'une détermination qui subsiste; lorsque l'éducation cesse, les occasions redoutées se présentent, et l'enfant peut changer jusqu'à devenir méconnaissable. Le rôle de la culture morale doit être compris de telle façon qu'elle embrasse les deux choses : le vouloir •et le non-vouloir.

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