I . Voir pajçe Sa, § i
Far. de Lille. Tomb IV. — A. 1.
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souvent aussi maigre n'ait pas toujours fait épanouir une santé robuste, capable au besoin de braver les mauvais jours!
3. Au moins Rousseau voulait-il endurcir son élève. II s'était ainsi fixé lui-même son point de vue, et il y est resté fidèle : il suit la nature. Un développeme^it libre et joyeux doit être assuré par l'éducation à toutes les manifestations de la croissance dans la plante humaine, et cela depuis le berceau jusqu'au lit nuptial. Vivre ^ voilà le métier qu'il enseigne. Cependant nous voyons qu'il partage l'opinion de notre poète : <ï Das Leben ist der Giiter hbclistes nicht! » ' car dans sa pensée il sacrifie en entier l'existence propre de Téducaleur, en en faisant le compagnon constant de l'enfant ! C'est une éducation achetée trop dier. La vie du compagnon ainsi donné à l'enfant a en tout cas plus de valeur que celle de l'enfant, — les tables de mortalité sufiiraient dt^'à à le prouver, puisque les probabilités de vivre sont plus grandes pour l'homme que pour l'enfant. Mais la seule tilche de vivre est donc bien diflicile pour l'homme? Nous pensions que la plante humaine était comme la rose, et que, de même que c'est la reine des Heurs qui donne le moins de mal au jardinier, de môme l'homme pouvait aussi croître sous chaque climat, se nourrir de toutes sortes d'aliments, apprendre mieux que tout autre à se servir de tout, à tirer parti de tout. Mais en vérité, s'il s'agit d'élever, au milieu d'hommes civilisés, l'enfant de la nature, cela doit donner à l'éducateur autant de peine qu'il en pourrait bien coûter plus tard à son élève pour continuer son existence au milieu d'une société aussi différente de lui -.