‹ Principales œuvres pédagogiquesChapitre 92 sur 151 · I. Célèbre danseur français, mort en · texte numérisé non relu

I. Célèbre danseur français, mort en

l'action est le principe du caractère 335

est d'origine animale, et l'autre partie dérive d'intérêts moraux.

12. En second lieu viennent s'ajouter les aptitudes individuelles, avec les occasions ou les obstacles qui viennent du dehors. Leur influence est d'autant plus complexe, qu'il faut recourir à plus de moyens pour atteindre un certain but, et que les activités intermédiaires par conséquent peuvent être plus ou moins favorisées ou paralysées par les influences du dehors ou du dedans.

i3. Mais il faut ici considérer avant toutes choses que la plus grande partie de l'activité de l'homme cultivé ne s'exerce qu'intérieurement, et que .c'est surtout par des expériences intérieures que nous sommes instruits de notre pouvoir» Vers quel but nous avons ou n'avons pas l'instinct et la facilité de tourner nos pensées : de là dépend avant tout la direction du caractère. Ensuite il importe de savoir quelle sorte d'activité extérieure,* dans toute sa complexité, apparaît le plus clairement à l'imagination. Le grand homme a déjà agi depuis longtemps par la pensée, — il s'est senti agir, il s'est vu entrer en scène, avant que son action extérieure, image de l'action intérieure, entrât dans le domaine des faits. Quelques essais fugitifs, qui au fond ne prouvent rien, transformant sans peine son opinion flatteuse en assurance, ont pu aisément lui persuader qu'il pouvait aussi accomplir à l'extérieur ce qu'il voyait clairement en dedans. Le courage qui en résulte remplace Yaction comme fondement de la volonté résolue.

14. C'est un malheur de vouloir quelque chose de grand, et de n'avoir pas la force de l'accomplir. La ruine suit en sens inverse la même marche que la culture. Le dépit, lorsqu'il devient habituel, a pour résultat la consomption du caractère.

q36 formation naturelle du caractère

Influence des idées acquises sur le caractère

i5. Ignoti nulla cupido ! — La soinme d'idées acquises comprend Tenseinble de ce qui peut, par les degrés de Yintérêt, s'élever au désir, puis, par ïaction, au couloir. Elle fournit, en outre, ce qui est nécessaire à tout fonctionnement de la sagesse, c'est là qu'on trouve les éléments de science et de prudence sans lesquels Tbomnie n'aurait aucuns moyens pour atteindre ses divers buts. C'est même en elle que réside toute l'activité intérieure, la vie onginellc, l'énergie première ; c'est là qu'il faut que tous les mouvements s'exécutent aisément, que chaque chose soit à sa place, qu'on puisse la trouver et qu'elle soit prête à servir à tout instant. Là, rien ne doit barrer le chemin, ni aucune masse lourde empêcher d'avancer : enfin c'est là que doivent régner la clarté, V association, le sj'stènie et la méthode *. Alors le courage a un point d'appui dans la garantie du bon fonctionnement intérieur : et non sans raison, car les obstacles extérieui*s, qui peuvent surprendre la prévoyance d'un esprit bien ordonné, ne peuvent guère effrayer celui qui sait que dans de nouvelles circonstances il formerait aussitôt d'autres plans.

iG. Lorsque cette assurance intime de l'esprit, armé d'une façon suflisante quoique légère, se trouve unie à un intérêt exclusivement égoïste, le caractère ne tainie pas à être sûrement et définitivement corrompu. C'est pourquoi tout ce qui a rapport à la sympathie doit être développé jusqu'à ce qu'elle se manifeste par le désir et par Y action,

17. Si au contraire tous les intérêts moraux sont éveillés, et tous assez vivement pour se manifester par le désir, alors il arrive aisément que les moyens deviennent insuffisants pour atteindre

Page 1