FRACTIONS LITTÉRALES
h Origine des frAcUons.
79. Lorsqu'il est impos3ible d'effectuer exactement la division des quantités algébriques, on se contente généralement d'indiquer cette opération ; alors le quotient non effectué prend le nom de fraction littérale, et le dividende et le diviseur, ceux de numérateur et de dénominateur. Ainsi, les divisions de a — aè par a'— -6^ ou de a'— 3a'ô— i^ par a*— è* conduisant à des quotients indéfinis, on se borne à les présenter sous la forme
d'algèbre. 89
Lorsque les deux termes d'une fraction littérale sont ordonnés
par rapport à une lettre commune, on la considère comme plus
grande ou plus petite que Tunité, suivant que le numérateur est
algébriquement plu^ grand ou plus petit que le dénominateur
(n** 51); ainsi, ^—^ — >i, ^ a3 ^'- ^^^^ '^ premier
cas^ on peut en extraire les entiers en y appliquant les procédés connus pour les fractions numériques. S'il s'agit, par exemple,
de la fraction ; — n — , on divise a^—'ia^b — b^ par a*—b\
on a pour quotient a — ib et pour reste ab^ — 4**, ce qui permet
de récrire ainsi
ab'—^ b' ... b'(a—ib)
«-3*+-^==]^ ou a-36+ -Y=^'
Désormais nous désignerons sous le nom de fraction, toute expression fractionnaire plus grande ou plus petite que Tunilé ; et lorsque cette expression sera essentiellement plus petite que l'unité, nous la nommerons fraction proprement dite.