Le mari peut demander que les créances, telles
quelles ont été spécialisées, soient réduites aux sommes que la femme peut avoir à réclamer, et la réduction de la somme aura pour conséquence de restreindre l’inscription aux immeubles suffisants pour la garantie de la femme. Si l’inscription est seulement excessive en ce qui concerne les immeubles, il va de soi que la réduction se bornera aux biens. Cela peut arriver facilement, puisque l’inscription est requise par des personnes qui ne connaissent pas la valeur des immeubles ; et le président, quand il est appelé à intervenir, doit s’en rapporter aux renseignements que lui donnent la femme ou les parents (i). . ^
Le mari pourrait-il aussi demander que les inscriptions soient rayées, si elles étaient inutiles? Par exemple, elles ont été prises pour des sommes dotales du chef d une succession échue à la femme pendant le mariage, et la succession, au lieu d’être avantageuse, est grevée de dettes, de sorte que la femme y a renoncé. Dans ce cas, I inscription a été réellement prise sans cause, et, par suite, elle doit être radiée ; c’est le droit commun, comme nous 1 avons dit, dans un cas analogue, pour 1 hypothèque légale du mineur (n^ 317).