‹ Procédures politiques du règne de Louis XII [i.e. douze]Chapitre 171 sur 348 · EXTRAIT · texte numérisé non relu

EXTRAIT

A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Estorcier, garde du scel royal establi et dont l’on use aux contrats en la ville et chastellenie et ressort de Tours, salut.

Scavoir faisons que les notaires cy dessoubs soubscrits nous ont certifié soubs leurs seings manuels avoir au jour d’uy vu, tenu, lu de mot a mot et diligemment regardé les lettres du testament de feu noble et puissant seigneur messire Jehan, en son vivant seigneur de Montauban et de Landal, chevalier et admirai de France, fait et passé soubs le scel establi aux contrats de cette

mesme court, scellée en queue double et cire verte saine et entière en scel et escripture, dont est la teneur.

Ou nom de la benoiste sainte Trinité, le Pere, le Fils et le Saint Esprit, amen.

Scachent tous presens et a venir que je Jehan, seigneur de Montauban et de Landal, chevalier et admirai de France, estant, par la grâce de Dieu, mon créateur, bien dispousé, de saine pensée et de bon entendement .

Item, je donne a chacun de mes serviteurs cy apres nommez , en recognoissance de leurs services longtemps a moi faits, les sommes qui s’ensuivent: 1° a Yvonet Verreau, 5oo escus : item, a frere Baudri, mon chapelain, 5 oo escus : a Guillemin, mon valet de chambre, 200 escus : a Pruicon, mon palfrenier, 200 escus : a Jehan Gui, mon queu, 100 escus: a Guillaume le boiteu , valet de cuisine , 3 A escus : a Geffroi , serviteur de M. de Gié ,200 escus : a Champion, mon valet de cuisine, 34 escus: a Olivier Radon, 60 livres, monnoie de Bretagne : a Chaucepot, 4o livres, toutes icelles sommes une fois paiées . (1).

19 avril 1/172.

DON À PIERRE DE ROUAN DES TERRES CONFISQUEES EN NORMANDIE SUR LE SIRE DE GüÉmÉNÉ, SON FRERE.

(Copie moderne, aux Archives nationales, MM 759, p. 723.)

Louis, par la grâce de Dieu roy de France, a tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Scavoir faisons que, pour considérations des grands, louables, notables et recommandables services que notre féal conseiller et chambellan Pierre de Rohan, sr de Gié, nous a par cy devant faits et fait encore chacun jour a l’entour de notre personne et autrement en nos plus grands et principaulx affaires, et espérons que encore plus fera au tems a venir, icelui, pour ces causes et autres a ce nous mouvans, et mesmement pour aucunement le recompenser des frais, mises et dépenses qu’il a faites et lui conviendra faire en notredit

(1) Cf. ci-dessus page i45.

service, avons donné et octroié, donnons et octroions, de grâce especialle, pleine puissance et autorité, par ces présentes, tous et chacuns, les biens meubles, immeubles, cens, rentes, chasteaux, maisons, heritaiges, possessions et biens quelconques appartenans a Louis de Rohan, sr de Guemené; c’est a scavoir les terres et seigneuries de Condé sur Noireau, Vacy, Tracy, Saint Vigour des Mons et de Karentan, situées et assises ou païs et duchié de Normandie, avec tous et chacuns les droits, libertez, seigneuries appartenans audit sr de Guemené, a cause des terres et seigneuries dessusdites, tant en présentation d’eglise que autrement, et generallement tout ce qui peut et pourvoit competer et appartenir audit sieur de Guemené, tant oudit païs et duchié de Normandie que ailleurs en notre royaume, sans rien en excepter; ensemble tous et chacuns les arerages desdites terres a nous advenues , eschues et confisquées, parce que de présent ledit sr de Guemené tient le parti a nous contraire, pour d’icelles terres et seigneuries en jouir et user doresnavant, par ledit sire de Gié, lui, ses hoirs successeurs, perpétuellement et a toujours, plainement et paisiblement, comme de sa propre chose et héritage.

Ordonnons et mandons par ces présentes aux baillifs de Caen , Cotentin et autres justiciers qu’il appartiendra, qu’ils mettent ou fassent mettre de par nous ledit sr de Gié, ses gens, officiers et procureurs pour lui, en possession et saisine de tous les biens meubles, heritaiges et generallement de tout ce qui appartenoit et pouvoit appartenir audit sr de Guemené a cause des terres dessusdites, et du tout le fassent, souffrent et laissent jouir et user, lui, ses hoirs et successeurs, plainement et paisiblement en la maniéré que dessus est dit, sans en celui mettre, ordonner ne souffrir estre fait, mis ou donné aucun destourbié ne empeschement. Et aussi lui fassent paier et bailler et délivrer les arrerages et tout ce qui en peut ou pourroit estre deub, a cause desdites terres, pour en faire et disposer comme dessus, pourveu toutesvoies que ledit sr de Gié sera tenu faire les debvoirs et autres charges anciennes et accoustumées estans sur lesdites terres d’icelui s' de Guemené.

En tesmoing de ce, nous avons fait mettre notre scel a cesdites présentes.

Donné aux Montils lez Tours, le 19 avril 1A72 apres Pasques, et de notre régné le 11. Par le Roy, le sire de Beaujeu et plusieurs autres [présents].

P. Satierges.

Le sceau n’est plus.

Titre cle Guéméné.

Saint-Florent-les-Saumur, îU juin 1672.

DON A PIERRE DE ROHAN, CAPITAINE DE BLOIS, D’UNE PENSION DE 1,2 00 LIVRES.

(Copie moderne, aux Archives nationales, reg. MM 759, p. 725.)

Louis , par la grâce de Dieu roy de France , etc.

Comme puis nagueres avons donné a notre amé et féal conseiller et chambellan Pierre de Rohan, sr de Gié, l’office de capitaine de la ville et chastel de Blois, pour le tenir, exercer aux gaiges, droits, proufits et emolumens accoustumez, et pour ce que lesdits gaiges sont petits a cause de la situation du païs, ville et chastel, qui sont de grande garde, et qu’il est bien requis de faire sur ce aucune provision a notredit conseiller et chambellan plus grande que lesdits gaiges, avons, par ces causes et autres a ce nous mouvans, donné et ordonné, donnons et ordonnons, de grâce especiale, la somme de douze cent livres tournois a l’avoir, prendre doresnavant, chacun an, tant que il tiendra ladite capitainerie de Blois, par maniéré de pension, des deniers de nos finances tant ordinaires que extraordinaires de notre pais et duché de Guienne et par les descharges, tant de changeurs de notre trésor que de celui de nos receveurs generaux, que appartiendra : et ce outre les gaiges de ladite capitainerie, et les autres dons, pensions et bienfaits qu’il a de nous. Et donnons en mandement par ces présentes a nos amez et féaux les trésoriers de France et les generaux conseillers par nous ordonnez sur le fait et gouvernement de nos finances et a chacun d’eux, si comme a lui appartiendra, que de notre pure grâce, don et ordonnance fassent, souffrent et laissent jouir, user ledit s' de Gié plainement et paisiblement, en lui faisant paier et bailler ladite somme de douze cent livres tournois par maniéré de pension durant le tems et par la maniéré dessusdite, sans y faire aucune interruption ou discontinuation. Car ainsi nous plaist et voulons estre fait. En tesmoing de ce, nous avons fait mettre notre seel a ces présentes.

Donné a Saint Florent lez Saumur, le quatorziesme jour de juin, l’an de grâce mille quatre cent soixante et douze, et de notre régné le onziesme.

Par le Roy : Bouëre.

Titre de Guéméné.

Page 1