MENTION D’UNE LETTRE ADRESSEE PAR LA VILLE DE LYON AU MARECHAL DE GIE
(Arch. de la ville de Lyon, Actes consulaires , reg. BB ai, fol. 388.)
Le vendredi, trentiesme jour du moys de décembre mii cinq cens et deux,
apres disner, en l’ostel commun .
Item, il a esté ordonné escripre au Roy et a la Royne, a monseigneur le légat, a monseigneur le chancellier, a monsieur le mareschal de Gyé, a monsieur le trésorier Robertet, pour avoir lettres s’il leur plaisoit escripre a nostre saint pere le pape pour avoir ung jubilé ou autres indulgences (1) et confirma-
<•) La délibération du 9 avril i5o4 porte chas et instance de messieurs les cardinauïx
accusé de réception des bulles demandées, de Sainct Georges et autres . » (Ibid.,
rt icelles lettres faisant mencion que nostre- fol. 454.) dict sainct pere les a comandées au pour-
tion de ville etperpetuum de Hospital Sainct Laurent des Vignes pour les pestilencieulx.
Nogent-sur-Seine, i5 juin i5o3.
CESSION PAU MARGUERITE D’ARMAGNAC AU MARÉCHAL DE GIÉ DF. TOUS SES BIENS MEUBLES.
(Copie moderne aux Archives nationales, reg. MM 759, p. 845 ».)
A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Anlhoine Feusiez, prestre, doien de l’eglise collegiale de N. D. du Val et garde, de par le Roy, notre sire, du seel de la prevosté de Provins, salut.
Scavoir faisons que, par devant Jehan Retel, clerc, tabellion juré pour le Roy, notredit sire, en la ville et chastellenie dudit Provins, fut présente en sa personne haute et puissante dame Marguerite d’Armagnac, duchesse de Nemours et comtesse de Guise, laquelle, de son bon gré, franche et liberale volonté, a dit et déclaré que, jaçoit ce que, le 8 de ce présent mois de juin, en traitant le mariage de haut et puissant seigneur Mc Pierre de Rohan, seigneur de Gié, son futur epoux, et d elle , par Bernard de la Roque, ecuier, son procureur, il ait esté dit et enconvenancé que, si ladite dame alloit de vie a trespas paravant ledit seigneur de Gié sans enfans nez et procréez d’eux oudit mariage, les heritiers plus prochains d’icelle dame auront et prendront pour le droit des meubles de la succession d’icelle dame la somme de Ao,ooo liv. tournois franchement et sans charge : toutefois, en faveur et contemplacion dudit mariage, qui, au plaisir de Dieu, sera ce jour d’hui solemnisé en face d’eglise , ladite dame a déclaré, voulu, consenti et accordé, et par ces présentes veut, consent et accorde que, s’il advenoit qu’elle allast de vie a trespas paravant ledit seigneur, sans enfans nez et procréez d’eux en loial mariage, tous les meubles qu’elle aura et qui lui appartiendront au jour de son trespas soient et appartiennent audit sieur ou a ses enfans, sans ce que les heritiers
11 1 Le maréchal, par contrat du 8 juin i5o3, que nous reproduisons plus loin, avait contracté mariage avec Marguerite d Armagnac. Le mariage fut célébré le
1 5 juin. — (î> Et à la Bibliothèque nationale (papiers de dom Morice), fonds français, ms. a 2 3 4 1 , fol. 128.
de ladite dame y puissent aucune chose prétendre, reclamer, ou demander, nonobstant ledit traité de mariage ainsi fait, comme dit est, et ratification d’icelui faite ledit jour d’hui par ledit sieur de Gié, si comme tout ce ladite dame recoignoissant disoit, et dont elle se tint pour bien content, promet icelle dame recognoissant par la foi pour ce donnée corporellement en la main dudit juré et soubs l’obligation de tous ses biens et ceux de ses hoirs meubles et immeubles, presens et a venir, pour iceux prendre, vendre et exploiter par toutes justices ou ils seront sceuz et trouvez, tenir fermes, estables, et avoir agréables a toujours perpétuellement tout le contenu en ces lettres, sans venir encontre aucunement.
Presens a ce, ledit de la Roque, ecuier, stipulant pour ledit seigneur de Gié, Claude de Chasteauneuf, dit deVanilenai, ecuier, seigneur- de la Motte, maitre Jehan Picart, notaire et secrétaire du Roy, et Jehan Thierri, ecuier, receveur au baillage de Meaux.
Ce fut fait et passé en la ville de Nogent sur Seine, au chasteau de ladite dame, le i5 juin l’an i5o3. — Signé: Retel.
Le sceau est rompu. Titres de Guéméné.
Maçon , 1 9 juillet (1 5 0 3 ) .
HOMMAGE DU MARECHAL DE GIE AU ROI, POUR LES TERRES DE MARGUERITE D’ARMAGNAC.
(Copie moderne aux Archives nationales rreg. MM 759, p. 846 (,).)
De par le Roy.
Nos amez et féaux, notre très cher et très amé cousin le duc de Nemours, comte de Guise, pair et mareschal de France, nous a fait, tant en son nom que de notre très chere et très amée cousine la duchesse de Nemours, comtesse de Guise, son épousé, les foi et hommage dudit duché et pairie de Nemours, comté de Guise, vicomté de Chastellerault , haronies de Sablé, Maine la Juhes, la Ferté Rernart et Nogent le Rotrou, et aussi de la seigneurie de Pierre Couppe, leurs appartenances et dépendances, et generallement de toutes les autres terres et seigneuries qu’ils tiennent en foi et hommage de nous. A quoi
(I) Et à la Bibliothèque nationale, fonds français , ms. 92.34i, foi. 109.
IMPRIMERIE NATIONALE
nous l’avons reçu, sauf notre droit et l’autrui, ainsi que par nos lettres patentes, que sur ce en avons fait expedier, pourrez voir, lesquelles notredit cousin envoie en notre chambre pour en avoir de nous l’expedition. Et pour ce que nous voulons et entendons nosdites lettres sortir leur plein et entier effet et notredit cousin estre favorablement traité en ce et autres ses affaires , comme celui qui bien et grandement l’a mérité et mérité autant en son endroit que personnage de notre royaume, a cette cause, nous vous mandons, commandons et ordonnons très expressément que vous procédiez en toute diligence a l’expedition de nosdites lettres sans y faire aucun refus, ne mettre la chose en longueur ou dissimulation, en quelque maniéré que ce soit, et gardiez comment que ce soit que en ce ne faites faute. Car tel est notre plaisir.
Donné a Mascon, le ig juillet.
Ainsi signé : Loris. Et plus bas : Robektet. Et au dos, pour superscription , il y a : A nos amez et feaulx les gens de nos comptes, a Paris.
Chambre des comptes de Paris. ■
Étampes, 27 mai 0).
LETTRE DE LOUIS XII AU MARÉCHAL DE GlÉ,
pour lui emprunter a 0,0 00 livres et lui engager le domaine de B auge. (Copie moderne aux Archives nationales , reg. MM 759, fol. 751.)
Mon cousin,
J’ ai reçu votre lettre par mon argentier et, tant par icelle que aussi par ce quil ma dit de votre part, entendu votre bonne volonté et le service (sic) que vous avez de me faire service et aide en l’affaire que j’ay de présent, dont je vous mercie tant comme je puis. Et, pour ce que mondit affaire est si diligent et pressé que plus ne pourroit, je renvoyé devers vous mondit argentier, vous priant bien affectueusement, en ensuivant ce que m’avez écrit, et que m’a dit ledit argentier, vouloir faire mettre en ses mains de votre vaisselle d’or jusqu’à
Voii page ako. Cette lettre n étant pas datée, nous l’insérons immédiatement avant la pièce suivante (n° 16), qui s’y rapporte.
la somme de 20,000 ecus soleil, pour la seureté de laquelle somme j’ai fait faire l’expedition de Baugé pour vous en bonne forme, comme verrez par icelle qu’il vous porte : vous avisant que je tiens et estime le service que vous me faites grand, et fait au besoin, et tel que a jamais j’en aurai bonne souvenance et en vos affaires le connoitrez, comme vous le dira plus au long mondit argentier : par quoi je vous prie le plutost qu’il vous sera possible le depescher et le me renvoier. Et a Dieu, mon cousin, qui vous ait en sa garde. Escript a Estampes, le 27 mai.
Signé : Louis.
Et plus bas : Robert[et].
Archives de Guéméné.
Maçon, aA septembre i5o3.
ORDONNANCEMENT D’UNE SOMME DE 5,000 LIVRES TOURNOIS DUES PAR LE ROI AU DUC DE NEMOURS (MARÉCHAL DE GIÉ),
pour remboursement d’un prêt de a 0,000 livres M.
(Orig. à ta Bibliothèque nationale, fonda français, ma. 25718, n“ 83.)
Loys, par la grâce de Dieu roy de France, a noz amez et feaulx les generaulx conseillers par nous ordonnez sur le fait et gouvernement de noz finances, salut et dilection.
vicomte de Fronsac, mareschat de France, confessons devoir a Dimenche du l’eu ver. maistre d’ostel du Roy, la somme de! trois cens livres tournois qu’i nous a prestez a nostre besoing et affaire; laquelle somme de m c 1. t. nous lui promettons rendre et paier dedans la fin de ce moys sans y faillir, En tesmoing de ce, nous avons signé ces présentes de nostre main, le xvi'jourd’aoust Tan m cccc un xx unze.
(1) Malgré ses immenses richesses, le maréchal de Gié était quelquefois à court d’argent et obligé d’emprunter. Nous en trouvons la preuve dans l’obligation suivante souscrite par lui le 1 6 août 1 Ag 1 :
RECONNAISSANCE D’UNE SOMME DE TROIS CENT LIVRES , PAR LE MARÉCHAL DE GIE.
(Orig. à la Bibliothèque nationale , cabinet des titres. Titres de Rohan.)
trNous, Pierre de Rohan, seigneur deGyé,
Pierre de Rouan. 1:
Nous voulions et vous mandons que, par nostre aîné et féal, aussi conseiller, maistre Henry Bohier, trésorier et receveur general de noz finances en noz pays de Languedoc, Lyonnois, Forestz et Beaujeullois, et sur les premiers et plusieurs deniers d’icelles noz finances de ceste présente année et du premier quartier d’icelle, vous faciès paier et appoincter a nostre très cher et amé cousin, le duc de Nemoux, la somme de cinq mille livres tournois, auquel nous l’avons ordonnée et ordonnons par ces présentes, pour son payement et remboursement de partie de la somme de vingt mille livres tournois qu’il nous a prestée comptant pour subvenir a noz presens affaires de la guerre, et icelle mise es mains de nostre amé, aussi conseiller, Jehan Rousselet, par nous commis a tenir le compte et faire le paiement des fraiz extraordinaires de noz guerres, auquel nous l’avons semblablement ordonnée et ordonnons par cesdites présentes pour convertir et employer ou fait de sadite commission : et dont du reste de ladite somme nous avons fait lever et expedier autres mandemens et acquictz pour les faire paier et appoincter es autres trois charges et qualitez par égal porcion. Et par rapportant cesdites présentes, signées de nostre main, avec recongnoissance dudit Rousselet sur ce souffisant seullement, nous voulions ladite somme de vmI. t. estre allouée es comptes et rabatue de la recepte de nostredit receveur general par noz amez et feaulx les gens de noz comptes, ausquelz nous mandons ainsi le faire sans difficulté, car tel est nostre plaisir, nonobstant quelzconques ordonnances, restrinctions, mandemens ou deffenses a ce contraires.
Donné a Mascon, le xxiiii0 jour de septembre, l’an de grâce mil cinq cens et trois et de nostre régné le sixiesme
LOYS
Par le Roy, Gedoyn.
(1) Ce prêt, fait au roi par le maréchal de Gié au moment de son procès, ne paraît pas avoir été le seul. Dans le compte de i5o4 de Nicolas Charmoulue, receveur de la maison du roi, le maréchal figure comme il suit: et A luyja somme de quatre mil livres tournois a luy ordonnée par ledit seigneur durant ladite année de ce roole sur
xi. m liv. tourn. a prendre sur le trespas de Loire, a payer en dix années, dont cestedite année est la ix'. Desquelz nu n liv. tourn. il sera appoincté sur les deniers de l’année prochaine a venir de n m liv. tourn. et de cestedite année de n h liv. tourn. , pour ce mi m 1. 1. » ( Bibl. nat. , fonds fr. a 9 3 0, fol. 127.)
^ 3 o décembre i5o3.
QUITTANCE DU MARECHAL DE GlÉ
pour la somme de S,ooo livres ordonnancée par le mandement du 2 A septembre précédent.
(Orig. à la Bibliothèque nationale , cabinet des titres. Titres de la maison de Rohan.)
Nous, Pierre de Rohan, seigneur de Gyé, mareschal de France, conseiller, chambellan ordinayre du Roy et chevalier de son ordre, confessons avoir receu de Jehan Lalemant, conseiller du Roy nostredit seigneur et receveur general de ses finances en Normendie, la somme de cinq mil livres tournois dont nous sommes appoinctez en ceste recette generalle sur la somme de v m 1. t. que le Roy, nostredit seigneur, nous a ordonnée pour nous rembourser de semblable somme que lui avons puis nagueres prestée pour ses affaires, et icelle délivrée comptant es mains de Jehan Roussellet, commis par ledit seigneur au paiement des fraiz extraordinaires de ses guerres, pour convertir en fait de sa commission. De laquelle somme de v m 1. 1. nous tenons contents et en quictons ledit receveur general et tous autres.
En tesmoing de ce , nous avons signé ces présentes de nostre main et fait seeller de nostre seel, le penultieme jour de décembre , l’an mil cinq cens et trois.
Pierre de Rohan.
Lyon, 27 novembre i5o3.
INSTRUCTIONS ET LETTRES DE LOUIS XIÎ RELATIVES AU MARIAGE DE MADEMOISELLE D’ARMAGNAC AVEC LE FILS AINE DU MARECHAL DE GIE (Copie moderne aux Archives nationales, reg. MM 769, p. 8A7-85 1\ (2)»)