‹ Procédures politiques du règne de Louis XII [i.e. douze]Chapitre 68 sur 348 · ADJONCTION DU MARECHAL AUX CONFRONTATIONS PRECEDENTES · texte numérisé non relu

ADJONCTION DU MARECHAL AUX CONFRONTATIONS PRECEDENTES

(Trésor des chartes de Bretagne, E 191, n° 2.)

Du quatriesme jour de décembre, oudit an, cinq cens et quatre, a Souzy.

Je, Jehan de Moulins, secrétaire du Roy, nostre seigneur, et greffier en son grant conseil , par ordonnance de messeigneurs , maistre Christofle de Carmonne, conseiller et president en la court de Parlement a Paris, Anthoine Du Prat et Jehan Nicolay, maistres des requestes ordinaires de l’ostel dudit seigneur, Pierre de Sainct André, conseiller d’icellui seigneur en sondit grant conseil, et Jehan de Selva, aussi conseiller dudit seigneur en sa court de Parlement, conseiller commissaires en ceste partie, et me suis transporté du lieu de Dreux audit Senzy par devers monseigneur le mareschal, messire Pierre de Rohan, seigneur de Gyé et mareschal de France, auquel j’ay porté ses confrontacions, a Amboyse, avecques Mme la contesse d’Angolesme, Pierre et François de Poutbriant, pour iceles signer.

Et en luy lisant sa confrontacion faicte avecques ledit Pierre de Pontbriant, et mesme l’article ouquel est faicte mencion que ledit de Pontbriant disoit que mondit seigneur le mareschal luy avoit dit, a son parlement d’Amboyse, qu’on ne layssast entrer personne quelle quelle feust audit chasteau, plus fort que luy, feussent messeigneurs et dame de Bourbon; mondit seigneur le mareschal, pour ce que, en

(1> Cette confronfation fut signalée par des incidents que nous rapportons dans l’introduction. — (s) Souancé? baronnie, près de Nogent-le-Rotrou.

sadite confrontacion , il s’en rapporte seullement a sa confession, m’a requis que voulsisse mettre, au bout de sadite confrontacion, que il ne dist jamais lesdites parolles contenues oudit article, et ne donna jamais charge audit Pontbriant de ne laisser entrer plus fort que luy qui parle oudit chasteau d’Amboyse, et que il n’eut jamais autre pensée ne imaginacion que le Roy ne retournast : qui estoit la cause pourquoy il disoit a ses gens qu’ilz ne laissassent entrer audit chasteau plus fort que eulx.

En lisant oultre a monseigneur le mareschal sa confrontacion, faicte avecques madite dame d’Angolesme; sur le Ve article des articles du procureur du Roy, ou il a respondu qu’il ne pense avoir dit lesdites parolles, nomméement il n’a dit icelles parolles et n’en parla jamais. — Pierre de Rohan.

Donné, etc.

Senzy, h décembre i5o&.

Page 1