République L. VII c. XVI
2. Si l'éléplip.nt est adulte comme l'homme vers 20 ans, sa TÏa a une durée moyenne au ijK>iiis double de celle de l'honime; le cheval qui \it jusqu'à 25 ou oO un* est adulte h 4 ans.
DURÉE DE l'Évolution â^
dernière dépend essentiellement de l'état du système nerveux. Les exlraordinaires ressources de la nature humaine sembleront parfois justifier les tentatives contraires et l'enfant manifestera ce que l'on appelle des dispositions étonnantes pour son âge, mais le développement normal aura presque toujours été violenté et, viennent les années, l'enfant prodige ne sera plus qu'un adolescent médiocre, quand une maladie cérébrale n'aura pas arrêté pour toujours son évolution psychologique. Tout ce que l'expérience enseigne sur la fatigue intellectuelle confirme à l'évidence cette remarque de Van Biehvuet : « Un enfant est essentiellement un être en devenir; il a besoin de toute sa force vitale pour réaliser son évolution normale \ »
Les parents ne doivent pas cependant passer d'une ambitieuse présomption aune excessive pusillanimité, en retardant au delà du moment propice l'exercice des aptitudes de l'enfant : ce serait l'exposer à ne plus être adapté à son milieu social et lui préparer les plus pénibles épreuves. L'idéal serait de connaître aussi parfaitement que possible les lois de l'évolution des différentes fonctions psychologiques afin de demander l'effort voulu au temps opportun ; à défaut de cette sciance, il faut, lorsqu'il ne s'agit pas d'un enfant évidemment anormal ou exceptionnel, avoir le bon sens de se conformer aux usages reçus (jui ont fait leurs preuves.
Ces remarques sont une occasion d'attirer l'attention sur ce que FÉRB appelle les anomalies de l'amour parental-. L'affeo-
1. B156 t. 1 278. Cf. RossOi-iMO, Enf. de talent et e. retardataires^ 1900 Moscou. Le principe énonce par Van Ciervuet est l'idée dominante du livre de J. Sullï bl5l.
2. Une anomal, de Vam. parent., J. Ps. 1909 VI 18-2i (art, posthumej.
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lion des parents, en particulier l'amour maternel, est, même chez la béte, une des plus admirables manifestations de la Providence divine. Que dire lorsque l'instinct maternel est dirigé selon des vues chrétiennes par une intelligence droite et éclairée I En revanche rien n'est triste comme de constater les redoutables conséquences de l'affectivité des parents guidée par de fausses lumières. Fbrb cite le cas d'une mère qui, blessée dans son amour-propre en voyant son second enfant nolablement inférieur au premier, ne voulait le laisser approcher par personne ; au dix-huitième mois le père inquiet de symptômes singuliers fit appeler un médecin qui diagnostiqua une idiotie amaurotique devenue incurable par manque de soins. P. Janbt cite le cas de Jean qu'une bonne accompagne au lycée jusqu'à l'âge de dix-huit ans, de peur qu'il ne se refroidisse ou ne se batte avec ses camarades: Jean devint la risée de tous et tomba dans un état psychasténique grave ^. « On ne peut pourtant pas ne pas aimer ses enfants comme on les aime », disait une de ces mères dévoyées 2. Cette maxime est rigoureusement applicable à l'instinct maternel de l'animal ; mais les instincts humains sont ceux d'un être raisonnable, et, comme tels, doivent être dirigés par la raison. D'ailleurs l'amour spirituel, qui réside dans la volonté, n'a rien de la fatalité de l'amour ; ensilif. L'amour des parents pour les enfnnls ne [icut donc les empêcher de les élever conformément à la raison.
X g 2, — CONTENU DE L'ÉVOLUTION
14. Activités comparées de lenfant et de l'adulte. Pour juger du contenu de l'évolution humaine, nous comparerons l'ensemble des activités de l'enfant avec celles de l'adulte.
l i*" %' ensemble de révolution de l'enfant ne présente pas d'antres activités que celles de l'adulte et les présente toutes : mêmes organes corporels des sens, mêmes fonctions physiologiques, mêmes activités
1. Obsessions et psychasténit, 1903 Paris Alcan t. I G27. 3. FiRÉ, 1. c. 23.