CONTENU DE L EVOLUTION
psychologiques. Il n'est pas en particulier une seule fonction psychologique de l'adulte que l'enfant de plus de7 ans ne puisse exercer à quelque degré '. n^ 2t Dans tous les domaines de l'activité psychologi- ^tfé l'enfant a une puissance d'intensité dans le travail inférieure k celle de l'adulte, bien entendu si les comparaisons se font pour un même individu. La loi suivante exprime sans équivoque cette particularité : « Dans tous les domaines de l'activité psychologique l'enfant se fatigue plus vite que l'adulte et il se fatigue d'autant plus vite qu'il est plus jeune. »
Certains faits contredisent en apparence cette assertion : par exemple l'enfant semble au premier abord apprendre plus fnci- IfMuent et plus vite des phrases dépourvues de sens. Des ercpériences précises de Mbumann montrent que l'enfant est encore inférieur sous ce rapport. L'adulte n'airae pas l'usage de cette mémoire purement mécanique et dès lors sy applique peu ; mais, dès qu'il s'exerce avec soin pendant quelque temps, il arrive vite à retenir plus que l'écolier à égalité de temps cl avec moins de fatigue-. Lorsque l'on compare deux activités psychologiques sur lesquelles peut influer l'intérêt et en conséquence la volonté, il faut examiner avec soin si cette influence s'exerce également dans les deux cas.
3°lSi les aptitudes manifestées au cours de l'évolution ne diffèrent pas de celles de l'adulte, \e groupement des différentes activités présente un aspect très différent chez l'enfant et chez l'homme fait. Signalons seulement quelques points ; lélude de l'éAolution des fonctions particulières indiquera le détail de ces diversités.
A. Da.ns V évolution phusique de l'enfant, la grandeur relative de la tête par rapport au coi-ps, de même qu •